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Survivre à l'invasion

Créateur : BenMason 
Date de création : 29.09.2018 à 20h18

Message du créateur :
Une invasion alien arrive sur Terre, viennent-ils en amis? Que nous veulent-ils? Pourquoi sont-ils ici?

Cet épisode compte 6 paragraphes

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Petite affiche par moi-même, BenMason.

 

Avant-propos!

Bonjour!

Petit message de bienvenue.

Dans cette fanfiction, je garde les personnages de la série, les lieux que l'on peut voir.

Pour ce qui est du scénario de la série, je le supprime, je ne suis pas l'histoire parcourue par la série, je garde tout de même quelques clin d'œil mais cette histoire sort de mon imagination.

Je m'intègre à l'histoire comme si que l'invasion a lieu dans la réalité.

Il existe deux véritables personnages (existant dans la vie réelle), il s'agit de moi (Kévin) et celui de ma petite amie (Ophélie).

Je garde les personnages de la série (ne subissant pas voir pratiquement pas le même scénario que la série), le reste des personnages sont inventés.

Bonne lecture!

 


BenMason  (29.09.2018 à 20:21)
Message édité : 21.11.2018 à 22:37

PROLOGUE

_________________________________________

Nous sommes dans une belle journée d'hiver, quelques jours avant Noël plus précisément, quelques flocons tombent au sol en formant une minuscule couche de neige, les illuminations de Noël sont magnifiques, j'observe cette scène par la fenêtre avec ma petite amie Ophélie, 20 ans que je sers dans mes bras quand soudainement, des vaisseaux traversent le ciel à une vitesse plus vite que les avions, en projetant des bombes sur les réseaux électriques, coupant l'électricité en ville, les illuminations de Noël cessent de fonctionner, le chauffage se coupe également, le froid de l'hiver se faisait davantage ressentir dans la maison. Des gigantesques vaisseaux atterrissent ensuite dans les rues, les choses sortant des vaisseaux sont hideux, 6 pattes, 2 bras une tête énorme, eux aussi ont une grande vitesse de déplacement, ils sont suivis par des robots immenses qui émettent comme un sifflement "hummmm". La panique se fait entendre dans la rue, des cris, des explosions, de la peur, un vrai désastre, les adultes se font tuer par les robots, quant aux jeunes et adolescents non, les robots envoient une sorte de faisceau sur eux puis ils s'évanouissent, les aliens les emmènent avec eux, pourquoi ? Ma petite amie pleure devant cette atrocité et c'est compréhensible, je la réconforte autant que je le peux, nous sommes seul dans la maison, mes parents sont au magasin pour les préparatifs du repas de Noël, j'espère qu'ils s'en sortiront. Les aliens se rapprochent de plus en plus des habitations.


Mon regard se tourne alors vers elle :
Surtout ne fait pas de bruit et suis moi, à la cave nous serons à l'abri du danger.
— Kévin, j'ai peur, me dit-elle apeurée.
— Ne t'inquiètes pas Ophélie, je suis là.
Je prends sa main et nous nous dirigeons vers la salle à manger.
Dans la précipitation, nous brisons un vase.
Je regarde par la fenêtre et l'un de ces monstres saute par dessus le portail, le jardin est grand ce qui nous laisse un petit peu de temps, je lui montre rapidement l'entrée de la cave avec précipitation et anxiété :
Dépêche toi ! L'entrée est juste ici, passe par cette trappe et cache toi bien quelque part !
— Et toi ? Viens ! Me dit-elle avec incompréhensibilité.
Nos regards se croisent et je sais qu'à ce moment là, je n'ai pas le temps de la suivre.
Je t'aime. Chut je le sais aussi, cache toi s'il te plait, ne fait pas de bruit.

Quelques secondes après avoir cacher la trappe, une fenêtre se brise en éclat, des morceaux de verres atterrissent à mes pieds, je relève ma tête lentement et il est présent, là devant moi, il me fixe avec ses grands yeux noires, une tête semblable à un poulpe, l'allure d'une araignée se servant de ses six pattes pour avancer, un torse semblable à un humain, une taille d'environ 1,20m recouvert d'une peau verdâtre, ses deux bras sont très grands ne possédant que trois longs doigts par main. Il semble s'exprimer par une sorte de grognements/cris aigus incompréhensibles, sa bouche est coupée en quatre parties qu'il bouge constamment, un grand barbilllon est suspendu de chaque côté de sa bouche semblable à une carpe.
Bonjour, moi c'est Kévin, 21 ans et toi ?
Il me répond avec un son aigu et fort.
Tout à coup, il m'attrape le bras avec une force inouïe pour m'attirer à l'extérieur, j'essaye tant bien que mal de rester sur place mais il fini par me porter et sortir par la fenêtre où il est entrer, mes 1,90m ainsi que mes 70 kilos n'est apparemment pas un problème pour lui, une fois dehors, il continue de me maintenir fermement, un de ces robots arrive, contrairement aux aliens, il a l'apparence d'un humain et la forme métalique, deux jambes avec trois doigts sur les pieds ainsi que deux bras, le gauche formant également trois doigts quand au droit, il n'a pas de doigts, un engin recouvre son bras, il s'en sert comme pistolet, de faisceau pour les jeunes et de lance rocket et quoi d'autres ? Il possède également une lumière ventrale, deux lumières forment ses yeux illuminées en bleu, quelque chose comme des ailes semble être fixé derrière lui ce qui lui donne des sortes d'oreilles pointues. Il me vise ensuite avec son bras droit, veut-il me tuer, me capturer ? Une charge lumineuse en sort, je m'évanouis au sol.

Plus tard

Je me réveille dans une salle qui ressemble plus à une usine, une grande machine comme une cuve est au fond de la salle, il y a une vitre transparente sur le devant et je peux en apercevoir le contenu, des choses semblent nager dans un liquide, ils sont rapides, qu'est-ce que c'est ? En regardant plus attentivement, la machine est relié avec énormément de tuyaux et de fils qui partent dans tous les sens. Je souhaite me lever mais je suis allongé sur le ventre, mes mains et mes jambes sont solidement attachées, je ne peux pas bouger, pourquoi ce monstre m'a t-il emmener ici ? Je regarde autour de moi et je vois d'autres personnes dans la même position que moi mais ils sont inconscients, quelque chose sur le dos de la même taille que les poissons qui se trouvent dans la cuve, qu'est-ce que c'est ? Les tuyaux de la machine semblent se terminés au dessus des autres personnes inconscientes et certainement de moi aussi, mais pourquoi font-ils cela? A terme, vont-ils se transformés en ces monstres ? Quelque chose me traverse soudainement l'esprit, sans réfléchir, je crie :
Ophélie !?
J'observe les personnes une par une autour de moi, elle n'est pas ici, aucune personne n'y ressemble, c'est un soulagement, j'espère qu'elle est encore caché en sécurité. Avec mon appel, j'ai alerté un de ces aliens, il s'approche de moi et me fixe de nouveau en penchant sa tête à droite puis à gauche tel un petit chien en émettant toujours des sons aigus mais faible cette fois-ci. Un son retenti dans la pièce, semblable à un pssstt qui est émit depuis la machine, quelques secondes plus tard un liquide gluant arrive en bas de mon dos, transperçant mon t-shirt puis, quelque chose de vivant tombe à son tour, je le sens se déplacer sur mon dos, il se déplace de plus en plus haut pour finir jusqu'à ma nuque, il s'arrête, il m'arrive certainement la même chose que les autres personnes.
Adieu Ophélie, je t'aime...
Je ressens à nouveau le mouvement sur ma nuque, il semble se redresser, tout à coup, il retombe fortement avec quelques choses de pointues qu'il enfonce dans toute la moitié supérieur de mon dos, je me sens partir, je n'ai pratiquement plus le contrôle de mon corps, j'ai beaucoup de difficulté à bouger un doigts, sur le bas de mon dos, la partie basse de l'objet effectue à nouveau le même processus, il m'enfonce à nouveau des choses pointues sur le reste de mon dos, je n'ai absolument plus le contrôle de moi-même, je perds ensuite la pensée petit à petit jusqu'au néant le plus total...


BenMason  (29.09.2018 à 20:23)

Chapitre 1 : Où suis-je?

___________________________________________________

 

Je sens mes paupières se soulever progressivement.
— Docteur glass ! Vite, il se réveille, prononça une personne pleine de joie, cela s'entendait dans sa voix.
Lorsque mes paupières s'ouvrent, j'aperçois une dame portant un stéthoscope autour de son cou.
— Bonjour, je m'appelle Anne et je suis le médecin, comment te sens tu ? dit-elle d'une voix calme pour me rassurer.
Je lui réponds d'une petite voix :
— Où suis-je ?

Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire, il y a deux minutes, j'étais en face de cette chose immonde et là je me retrouve allongé sur le ventre sur un lit dans une salle avec un docteur en face de moi.
Les autres personnes de l'usine se trouvent également dans cette pièce, chacun sur un lit à ma droite toujours inconscient...

Je tourne ma tête doucement du côté gauche et je vis une personne assise sur une chaise, une silhouette fine ainsi qu'une longue chevelure me regardant avec le sourire, serait-ce ?
Ophélie !? C'est bien toi !?
Son oeil se met à pétiller instantanément.
— Oui c'est bien moi. Et la dernière fois, il y a quelque chose que je n'ai pas eu le temps de te dire : je t'aime.
— Ce n'était donc pas un cauchemar?
Non, me rassure-t-elle. Je t'expliquerai plus tard. Je vais attendre dans le couloir.
Elle se lève mais avant de partir, se penche sur mon visage pour me donner un tendre baiser sur la bouche avant de prendre la direction de la sortie.

Je me redresse lentement sur le lit pour prendre une position assise, je suis torse nu, mon pantalon est le même que celui que je portais lors de l'attaque, il est désormais craqué avec de la boue, il est vraiment sale, comment est-ce possible ?

C'est à ce moment que le médecin prend ma tension avec un tensiomètre et m'ausculte avec son stéthoscope :
— Tout est normal, comment te sens tu ? Te souviens-tu de quelque chose en particulier?
— Non c'est entièrement flou, je me souviens lorsque j'étais chez moi avec Ophélie puis cette chose est arrivé avec un robot puis le vide total jusqu'à cette table où cette chose m'a piquée le dos.
C'est avec précipitation que je dirige ma main droite dans mon dos, c'est alors que mes doigts touchent des sortent d'épines sur ma colonne vertébrale.
Je m'exclame avec inquiétude :
— Docteur, qu'est-ce que c'est que ça !?
— Doucement, premièrement les aliens nous les appelons les rampants pour les robots, ce sont les mécas puis tes racines c'est ce qui reste de cette chose dans ce plateau. Et appelle moi Anne si tu le veut bien, répond-t-elle calmement pour me rassurer.
Ma tête se tourne alors en direction de ce plateau, cette chose à l'intérieur, c'est ce que les personnes dans cette pièces portaient dans cette usine, je retourne ma tête en direction du médecin et je lui demande alors :
— Très bien merci Doct.. Anne, vous êtes très sympathique ! Que savez-vous sur ces racines ?
— Nous ne savons pas grand chose sur cette technologie, je suis désolée mais une autre personne qui a eu la même chose que toi pourrait peut-être t'en dire plus, il s'agit de Ben Mason,, il est plus jeune que toi, il n'a que 15 ans mais il est très mature.
— Merci, d'abord il faut que je parle à Ophélie.
— Je comprends, me dit-elle avant de partir en direction de la porte pour demander à Ophélie de venir.

 

J'observe les personnes dans le même état que moi, ils sont cinq, personnes n'est prêt d'eux mise à part Anne, à quoi ressemble ces soit dis-antes racines ? Un drap blanc recouvre leur dos, en regardant plus attentivement la pièce, un miroir est fixé sur un mur, je décide me lever et de m'approcher, je n'ai ni moustache ni barbe ainsi qu'une coupe de cheveux très court comme à mon habitude, je me tourne légèrement pour que mon dos reflète dans le miroir, j'y aperçois des piques gris/noir tout le long de ma colonne vertébrale, il y a un espace entre chaque racines, mais qu'est-ce que c'est que ça ?

 

Anne et Ophélie reviennent vers moi.
— Tu devrais être sur ton lit, tu es encore faible, m'avertit Anne.
— Je suis désolé, je voulais juste savoir à quoi ressemble ces racines.
Ophélie s'approche alors de moi pour me prendre la main, elle m'accompagne jusqu'à mon lit pour s'assoir ensemble, nos regards ne se quittent plus, tout en gardant ma main dans la sienne, elle s'exprime :
— Tout d'abord, merci de m'avoir sauvé ce jour là, sans ton aide, nous ne saurions certainement pas ici et nous saurions toujours avec ces monstres, maintenant je t'explique. Ce jour là, j'ai entendu ce qu'il se passait en haut, je pleurais en silence à l'idée de ne jamais te revoir, ma vie sans toi aurait été impossible. Pendant 6 jours je suis resté en bas dans cette cave sombre et humide, le froid de l'hiver s'est ressenti, fort heureusement, il y a avait une couverture sale et craquée qui recouvrait une tondeuse mais le froid était tout de même présent avec cette couverture sur moi, la seule lumière de la pièce était la lampe de mon téléphone mais la batterie n'est pas éternelle, par chance des bougies étaient présentes sur l'étagère à provisions, le peu de nourriture consommable sans cuisson m'a nourri au minimum, au bout du septième, j'ai entendu des motos et des véhicules à l'extérieur, je me suis décidée à sortir, il ne devrait plus y avoir de danger, j'étais faible par le froid, le manque de nourriture ainsi que la tristesse, je suis monté doucement puis dehors, il y avait toute ces personnes à la recherche de vifs dans les maisons abandonnés, dehors, je n'ai plus eu la force et je suis tombé, par chance Tom Mason m'a vu au loin et il est tout de suite venu m'aider et depuis j'ai rejoint la deuxième division du Massachusetts. Tom étant à la recherche de son fils Ben qui a été implanté comme toi lors de l'invasion, l'a trouvé en compagnie d'autres jeunes implantés, lors d'une mission nous les avons sauvés des pattes de ce rampant puis nous les avons ramené dans cette endroit. Anne sait désormais comment retirer l'harnais grâce au chalumeau sans endommager quoi que ce soit ni même la mort. Une fois la mission réussie, j'ai tout de suite parler à Tom de toi et il a accepté de m'aider à te retrouver il y a maintenant un mois de cela. Tu avais disparu pendant 4 mois, nous sommes maintenant fin Avril !
Mes yeux s'écarquillent et ma bouche s'ouvre.
— Tu gobes les mouches? Me dit-elle le sourire au coin de la bouche.
— Hein quoi? Non c'est juste que, 4 mois!? Pour moi c'est juste 2 minutes.
— Tout les implantés sont des esclaves, ils font de la récup de ferraille mais on ne sait pas pourquoi...
Je penche alors ma tête pour regarder en bas avant de lui dire d'une voix triste :
— Mais... Je suis aussi un monstre avec ces choses dans le dos, regarde, je ne suis plus le même...
Elle prend son autre main pour la placer sur mon menton et redresser ma tête pour me regarder droit dans les yeux avant de dire d'une voix légèrement en colère :
— Stop arrête de dire ça tout de suite ! Si tu es un monstre, dis moi pourquoi je t'ai chercher jour et nuit pendant un mois ! Car je t'aime...
— Je...Je t'aime, je ne sais pas quoi dire, tu tiens à moi autant que moi je tiens à toi, ma vie ne peut pas être vécu sans toi... Comment savoir si ces choses ne peuvent pas te faire du mal...
— Ben sera t'en dire plus. Bonne nuit à demain, je te ferai une visite du lieu demain matin.
Ophélie m'enlace en posant sa tête sur mon épaule gauche.
— Ce moment m'a tellement manquer pendant ces quatre derniers mois... Tu m'a tellement manquer, me dit-elle d'une voix réjouie.
Je lui frotte le dos pour la réconforter avant d'ajouter :
— Je suis là maintenant, ne t'inquiètes plus.
Elle se redresse et m'embrasse avant de se lever et de prendre la direction de la sortie sans que nous nous quittions des yeux.

 

Un jeune garçon entre ensuite dans la pièce.
— Ah Ben, pendant que tu étais parti, une personne s'est réveillée, je te présente Kévin, prononce Anne.
Ben regarde alors dans ma direction puis prend une chaise pour s'assoir à côté de moi.
— Bonjour Kévin, je m'appelle Ben, comment te sens-tu? Prononce-t-il d'une façon amicale.
— Bonjour Ben, je ne sais pas, pour moi 2 minutes se sont passés alors qu'en réalité cela fait 4 mois, je ne sais pas ce que mon corps a subi pendant 4 mois...
— Tout comme toi et moi les jeunes implantés ont servis d'esclaves pour de la récup de ferrailles, chaque groupe est constitué de quelques implantés, un rampant et un méca. Le rampant contrôle les implantés grâce au harnais et le méca est une sorte de gardien, il surveille les alentours de la zone. Lors de mon sauvetage, Hal mon grand frère s'était introduit dans mon groupe pour tuer le rampant en discrétion, le reste de l'équipe est restait dehors pour surveiller le méca. Une fois de retour ici, Anne m'a tout de suite retirer le harnais au chalumeau également pour le reste de mon groupe, tout comme le tiens. Pour te sauver c'était cette fois-ci ta copine qui a insisté pour se joindre dans ton groupe, mon Père, Tom n'était pas d'accord mais comme c'était vraiment important pour elle de le faire, elle nous a expliquer comment tu l'as sauver lors de l'invasion, elle a donc voulu faire l'inverse, elle a donc eu l'accord, puis te voilà ici avec nous.
—Merci beaucoup Ben pour ces informations, je ne savais pas qu'elle était aussi une guerrière courageuse, elle a fait tout ça pour moi. Je voudrais des informations sur les racines s'il te plait.
— C'est parce qu'elle t'aime, elle tient à toi. En fait, je n'y pense pas, je sais qu'ils sont là quand quelque chose touche mon dos, quand je les ressens, dans un sens grâce à eux, mes problèmes que j'avais ne sont plus là, je portais des lunettes et j'avais de asthme, j'ai énormément de force, d'endurance, une vue meilleur que les autres ainsi qu'une ouïe très développée, nous ne ressentons pas le froid, les racines sont un bien dans un mal, en cas de blessures, c'est très vite cicatrisé. Le plus dur c'est le regard des autres, ils nous considèrent comme ces rampants, je ne fais rien pour ne pas empirer les choses, Je n'en parle à personne...
Je hoche la tête de droite à gauche ne comprenant pas le comportement de certaines personnes envers Ben avant de lui répondre :
— Merci Ben. Sache que pour moi si on me dérange ou même toi ou un autre implanté, je ne vais pas me gêner de nous défendre, on est humain avant tout pas vrai ?
— Attention quand même, me met-il en garde. Je te laisse te reposer pour cette nuit, à plus tard.
— Merci Ben, à plus tard. Au passage je suis présent pour vos prochaines missions si besoin.
Ben me tend sa main, je fais de même pour une poignée de main amicale, il se lève, on se sourit puis il prend la direction de la sortie.
— A plus tard Ben, Kévin tu devrais te reposer, ajoute Anne en s'inquiétant de moi.

 

Ils sont vraiment gentils avec moi, je sens que je vais être bien ici. Ophélie est tellement courageuse, combattante, faire tout ça pour me retrouver, c'est une belle preuve d'amour.
Le laboratoire ressemble beaucoup à une salle de classe de chimie je dirai, un tableau pour les profs, des lavabos, sommes nous dans une école ?
La fatigue commence à se faire sentir, je m'installe dans le lit qui est d'ailleurs un lit de camp, je m'installe sur le dos, c'est à ce moment-là que je ressens les racines, je décide de me mettre sur le côté, ma vue porte sur les personnes inconscientes, je repense à l'attaque, à cette usine, pourquoi font-ils cela ? Mes paupières se ferment petit à petit pour finir par m'endormir.

 

Soudainement quelque chose me tire de mon sommeil.
— Qui êtes-vous ? Prononce une voix masculine apeuré.
— Je suis le médecin, ne t'inquiète pas tu est désormais en sécurité, répond Anne sur des paroles rassurantes.
Je me lève doucement pour aller rejoindre Anne qui est présente près du garçon.
— Kévin ? me dit Anne surprise de me voir debout. Que fais-tu ici, retourne sur ton lit, tu as dormi à peine une heure.
— Maintenant non, ils ont besoin de moi, je vais vous aidez.
— Comme tu voudras.
— Enzo !? Prononce une personne en criant.
Il s'agit de la fille juste à côté de mon lit, je m'approche d'elle, je m'assois sur mon lit, en face d'elle, elle est en panique et apeurée.
— Qui es-tu ?
— Je m'appelle Kévin, ne t'inquiètes pas, tout va bien tu n'es plus en danger.
— Je ne te connais pas, où nous sommes ?
— Dans le laboratoire de la deuxième division, des résistants, c'est tout ce que je sais, désolé mais nous sommes désormais libres.
— Libre de quoi ? Répond-t-elle de plus en plus inquiète.
— De ces rampants, de l'emprise de cet harnais.
Je lui montre l'harnais se trouvant dans le plateau.
— Qu'est-ce que c'est que ça ?
— Je ne sais pas non plus. Je sais juste que ça servait au rampant pour qu'il contrôle notre corps.
— C'est un cauchemar, je rêve ! pleure-t-elle et se couvre le visage avec le drap.
— Repose toi maintenant .
Je me lève et me dirige vers Anne, les trois autres personnes sont finalement réveillés, deux garçons et une autre fille.
— Ils sont, nous sommes tous perdu au réveil.
— Comme pour le groupe de Ben, personne n'a aucun souvenir pendant la période où ils portaient le harnais, mais tu devrais dormir maintenant, il n'y a plus danger pour le reste de la nuit, nous pouvons dormir.
— D'accord, bonne nuit à vous Anne, je suis avec eux si besoin.
— Bonne nuit.

Anne part du laboratoire quant à moi, je me rallonge dans mon lit, les autres personnes dorment, la fille à côté de moi s'est endormie également, je fini par m'endormir petit à petit moi aussi.

Le lendemain matin

Je sens une présence s'assoir au pied de mon lit, mes paupières s'ouvre petit à petit pour laisser apparaître la silhouette d'Ophélie avec des vêtements dans ses mains.
— Bonjour mon coeur, tu as bien dormi ? Me dit-elle en m'embrassant, le sourire aux lèvres.
— Bonjour mon amour, pas beaucoup, la nuit a été mouvementée
— J'espère que tu es en forme car Tom le second au commandement et le capitaine Weaver voudraient te rencontrer, ensuite je te montrerai l'établissement où nous sommes.
— Ok pas de soucis.
— Voici des affaires propres.
Je prends les vêtements en la souriant.
— Merci, c'est gentil !

 

Je me lève et me prépare avec les vêtements propres, T-shirt et jean noir, ça ne me dérange pas si des personnes regardent mes racines, je ne me couvre pas même si ils sont apparentes sur ma nuque ou la forme sous mon t-shirt.
Je me retourne vers mes camarades qui dorment toujours, je reviendrai les voir dans la journée.
Nous prenons la direction de la sortie quand Anne rentre dans le laboratoire.
— Bonjour vous deux, comment allez-vous ? La nuit a été calme Kévin ?
— Bien merci, oui après votre départ, il n'y a pas eu de souci, ils dorment toujours, je reviendrai tout à l'heure.
— Je pars lui faire une petite visite, rajoute Ophélie.
— D'accord, à très bientôt.

Nous sortons et atterrissons dans un grand couloir, II s'avère que nous sommes bel et bien dans une école, il y a de nombreuses portes à droite et gauche, des chiffres y sont inscrits ou des mots, l'architecture ressemble à un lycée.

Nous marchons quelques mètres plus loin puis nous nous arrêtons devant une porte avec une plaque écrite salle de réunion, Ophélie frappe à la porte et nous entrons.
Deux adultes sont présents dont un un peu plus âgé portant une casquette, le capitaine de cette division je suppose, ils se trouvent devant une grande carte posait sur la table, les deux personnes laissent leur occupation et nous regardent.
— Bien le bonjour à vous deux ! Prononce la plus jeune personne avec enthousiasme.
Je m'avance dans la salle et prononce timidement :
— Bonjour messieurs, tout d'abord, merci énormément d'avoir accepté la proposition d'Ophélie pour me secourir, sans elle et sans vous, je serai encore là-bas, Merci... Vous vouliez me rencontrer ?
— Appel moi Tom et pour le capitaine, capitaine, ce sera plus simple. C'est tout naturel, elle nous a aider pour mon fils Ben, nous avons accepté de faire les recherches et nous avons réussi, te voilà avec nous désormais, bienvenue dans la seconde division ! Prononce-t-il gentiment.
Tom me sourit, je lui rends ce sourire, le capitaine gardant son sérieux, intervient à son tour :
— Oui jeune homme, nous voulions te voir, la deuxième division a besoin d'hommes, nous pensons que tu ferai une excellente recrue, sais-tu te servir d'une arme ?
— Non capitaine, je n'ai jamais eu une arme en main.
— Ce n'est pas grave, tu apprendras tout comme Ophélie l'a fait, répond Tom sur un ton rassurant.
— Tom si je peux me permettre, ajoute Ophélie. Je veux bien lui apprendre et lui faire une petite visite du lycée.
— Je n'y vois aucun inconvénient.
Le capitaine Weaver, bras croisés prononce avec froideur :
— Bien, vous pouvez y aller, bonne journée ! Et le dîner a lieu à 19heures chaque jour.
— C'est avec plaisir que je vais combattre dans la deuxième division, merci ! Bonne journée à vous !
— Bonne journée, à très bientôt, répond Tom.

 

Nous partons et comme promis elle me montre l'établissement.
Le lycée est très spacieux, il y a de longs couloirs dans l'un d'eux se trouve un tableau avec beaucoup de photos de personnes, nous nous arrêtons devant.
— Tu vois ici, c'est le recueil des parents, des familles dont les rampants leur ont enlevés des personnes chères, les membres de la division placent des photos sur ce tableau, ils veulent la moindre information si n'importe qui aperçoit une personne disparue.
— C'est une bonne chose. Mais il y en a beaucoup trop malheureusement.
Ophélie tend son bras sur le tableau, retire une punaise et retire la photo accrochée, je l'a regarde avec stupéfaction :
— Tu avais mit une photo ?
— Bah oui, me sourit-elle, Tout les jours je venais ici, je savais au fond de moi qu'un jour tu ne serai plus une simple photo.

 

Nous reprenons la marche jusqu'au bout du couloir pour entrer dans une salle spacieuse, énormément de chaises et de table sont placés dans la pièce.
— Ici c'est la cafétéria, tout est comme avant, on a vraiment l'impression d'être en cours. Il faut même faire la queue avec son plateau pour se servir, suis moi je te montre la cuisine.
Nous traversons la cafétéria en direction de la cuisine coupée par une porte va-et-vient, tel un restaurant, à l'intérieur se trouve un congélateur au fond de la pièce, des étagères le long des murs, une table au milieu de la pièce ainsi que l'espace de cuisson à gauche de l'entrée.
— Ce congélateur ne fonctionne pas, il sert au stockage de gros sacs comme du riz, du maïs, c'est à l'abri des souris, normalement il n'y en a pas mais c'est à l'abri et les étagères servent principalement pour les conversent ou tout ce que l'on trouve de comestible.

 

Nous ressortons dans le couloir pour parcourir un autre chemin jusqu'à ce que nous empruntons des escaliers pour monter à l'étage suivant, quelques portes plus loin, nous nous arrêtons devant une porte, le mot CDI y est inscrit, nous franchissons la porte, il y a de nombreuses étagères avec énormément de livres, des romans, des histoires pour les petits, des BD également, des petits fauteuils en dessous des fenêtres ainsi que quelques tables.
— Voici la bibliothèque
— Il y en a pour tout le monde, j'imagine que c'est ton endroit favori lorsque tu as un coup de blues, le silence.
Elle se tourne vers moi et lâche un soupir :
— Tu as tout compris, je venais souvent ici. Je pense qu'on en a fini pour la visite, suis moi une dernière fois.

 

Nous ressortons, nous marchons environ deux minutes dans les couloirs et nous arrivons devant une classe ayant pour numéro 102, c'est une salle de classe tout à fait normal, tableau, tables, chaises, à l'exception d'un matelas deux personnes posé à même le sol dans un coin de la pièce.
— Bon nous y voilà, ma..notre chambre, oui maintenant c'est aussi la tienne, me dit-elle avec le sourire.
Nous prenons deux chaises que nous plaçons en-dessous d'une fenêtre pour nous assoir face à face, je prends alors la parole :
— Le capitaine Weaver est toujours aussi froid avec les gens ?
— Oui mais on s'y fait très vite, je suis sur qu'il a un bon fond.
— Est-ce qu'il y a une chambre par personne ou par famille ?
— Nous essayons, nous sommes nombreux, c'est difficile, les nouveaux dorment dans le gymnase sur des tapis de gyms, dit-elle le regard tombant. Nous mangeons quand même tous ensemble dans la cafétéria, personne n'est mit de côté.
— Je vois, c'est triste pour ces personnes, il n'est pas censé ne plus y avoir d'électricité après l'attaque ? Le laboratoire en a comme cette nuit.
— Tout ne fonctionne plus mais par chance le groupe électrogène fourni de la lumière quand nous en avons besoin, le laboratoire est un exemple de priorité.
C'est à ce moment là que je touche mes cheveux.
— J'ai disparu pendant quatre mois, mes cheveux ou même ma barbe n'a pas poussée ?
— Oh si, dit-elle en inspirant. Fort heureusement, les rasoirs existe toujours, les tondeuses également d'ailleurs, après l'opération, je me suis occupé de toi comme tu aimes, sans barbe ni moustache, cheveux court.
— Merci, mince, je ne connaîtrais pas mon apparence en homme de Cro-Magnon !
Elle lâche un petit rire.
— Et sinon, as-tu des nouvelles de mes parents ou les tiens?
— Je suis désolée, je n'ai aucune nouvelle, nous étions souvent dans la magasin où se trouver tes parents pendant l'attaque et il n'y a aucun trace d'eux, pendant que j'étais dans la cave, ils ne sont jamais revenu, j'espère pour eux qu'ils sont quelques part à l'abri tout comme les miens dans une autre division, à l'instant même, ils sont peut être inquiets pour nous, étant dans la deuxième division plusieurs fois j'ai été dans la maison de mes parents et aucunes traces d'eux, c'est à ce moment là que je me suis dit, pourquoi vivre seule ? Tu vois ce lit, chaque soir mes larmes coulaient sur ce matelas en pensant à tout ça et toi, puis l'espoir est revenu grâce à Tom et les autres, voir Tom se battre jour et nuit à la recherche de son fils, je me suis vu en lui et je me suis battu car rien n'est perdu, il y a toujours de l'espoir...
Quelques larmes coulent sur son visage, je la prends dans mes bras pour la réconforter, elle pose délicatement sa tête sur mon épaule gauche sentant son souffle dans mon cou.
— J'ai cru te perdre à jamais jusqu'au jour où je t'ai aperçu avec ton groupe lors d'une patrouille, à ce moment là, j'ai su que tout n'était pas perdu qu'il y avait une chance de te sauver, j'en ai ensuite parler à Tom, pendant plusieurs missions de reconnaissances, nous avons surveiller votre groupe, où vous allez, où vous dormez pour établir un plan, j'étais triste à chaque fois de te voir dans cet état sans que je puisse faire quelque chose puis quand nous avions le plan parfait, une joie intérieur a éclatée, pendant cette mission de sauvetage, je me suis fait passé pour un membre de ton groupe, je vous est suivi jusqu'à cette maison abandonnée dans la forêt pour m'endormir avec vous, j'ai réussi à tuer le rampant dans son sommeil en silence et nous vous avons ramener ici, prononce-t-elle accablée par ma disparition.
Elle se redresse et me regarde dans les yeux remplis de larmes, je prends mes mains pour les placer dans sa longue chevelure en plaçant mes pouces sous ses yeux essuyant ses larmes coulant sur le long de son visage, je la rassure :
— Maintenant je suis là, plus rien ne nous séparera, tu es forte et courageuse en plus d'être une guerrière. Bon ce n'est pas tout mais maintenant tu dois m'apprendre à me servir d'une arme, pas vrai ?
— C'est parti ! Avant je dois te dire comme tuer un rampant, leur peau est très dur et résistante le seul moyen c'est par la bouche, très pointu et l'enfoncer ou alors avec l'arme en essayant de lui mettre dans la gueule et tirer, tu peux toujours viser le corps mais c'est du gachis, quand aux mécas c'est encore pire, il n'y a que le C4 ou le lance rocket qui est utile, lui tirer dessus avec une arme d'assaut ne ferai que lui donner ta position, indique-t-elle avec un air sérieuse.
— Dis moi, tu es une vrai professionnelle dans la matière dis donc, et dire que tu me rouspétais quand je jouais à des jeux de guerre sur ma console.
— Sauf que là, c'est la réalité, dans tes jeux, tu meurs tu réapparais sauf que là non, c'est sérieux
— Rho je rigole.
On se regarde et cette-fois ci de la joie sort de son visage laissant lui échapper un sourire, nous nous levons et prenons la direction du couloir. Il te faut une arme, suis moi jusqu'au stockage des armes.

 

Nous sortons et marchons jusqu'au stockage se trouvant non loin de la sortie vers l'extérieur, la poste est ouverte, un homme d'une trentaine d'année, d'origine vietnamienne se trouve à l'intérieur et vérifie des armes.
— Salut Daï, est-ce que tu as un petit mosquito silencieux s'il-te-plaît ? S'adresse Ophélie.
Il y a le choix en armes, des sniper, des assauts, des pistolets, des mitraillettes, des explosifs et j'en passe.
— Oui toujours, il y en a un juste là.
Daï prend l'arme qui est posé sur la table devant lui et la tend à Ophélie.
— Parfait, merci Daï bonne journée!

 

Nous sortons à présent à l'extérieur, j'observe les environs, les routes sont en mauvais états, des voitures sont complètement détruites même brûlées, des habitations sont complètements détruites mais le lycée est intacte pourquoi ? Savaient-ils que les élèves fréquentés ces établissements ? Une forêt se trouve au loin, des gardes sont postés sur le toit du lycée, observant les horizons, en traversant la route se trouve une étendue d'herbes, des cibles sont placées en ligne, nous nous approchons.
— Il fait frais ce matin, tu n'as pas froid en t-shirt ? Me demande-t-elle en se frottant les mains et soufflant dedans.
— Non, c'est très étonnant, ce sont les racines, ce que Ben me disait cette nuit.
— Ah oui c'est vrai, je suis désolée.
Elle pointe la cible avec l'arme.
— C'est quoi déjà le pistolet? Muchachos ? Paquito?
Elle me regarde puis se tord de rire :
— Tu es irrécupérable ! Mosquito ! Un mosquito ! Bon, tu vois cette cible, imagine que c'est un ennemi ou une personne que tu détestes et tire.
Il lui a fallu une balle pour viser le milieu, elle me tend l'arme :
— A toi maintenant.
Je vise et je tire. La balle n'apparaît pas sur la cible, je tourne ma tête vers elle et me regarde avec un sourire narquois.
— Attention, un danger public est en possession d'une arme écartez vous ! annonce-t-elle de vive voix.
— Très drôle !
Je reprends mon sérieux et me concentre sur la cible pour un deuxième essai, la balle touche l'extrémité droite de la cible.
— C'est bien Kévin, tu apprendras vite j'en suis sur, je te présente Hal mon fils et Maggie sa petite amie, Ophélie, je suis content de te voir rire, respirer la joie de vivre, déclare Tom.
Nous nous retournons et sans le savoir, Tom, Ben et deux autres personnes nous regardent.
— Merci Tom, ravie de faire votre connaissance !
— Moi aussi, bienvenue dans la deuxième division, on va bien s'entendre ! ajoute Hal.
— Ravie également, Ophélie m'a beaucoup parler de toi, on est ravie de t'accueillir, bienvenue ! déclare Maggie.
Hal et Maggie me tendent leur main pour une poignée de main amicale.
— Merci à vous, ça me touche!
— Aïe ! se plaint Hal en secouant sa main.
— Hal est-ce que ça va ? Je suis désolé, je n'ai pas encore conscience de la force que j'ai désormais.
— Ne l'écoute pas, c'est un blagueur, il n'arrête pas, un vrai gamin, m'informe Maggie.
— Eh !
— Bien joué Hal, très bon jeu d'acteur en tout cas!
Tout le petit groupe sourit, Tom reprend un air sérieux.
— Sinon, nous sommes là car nous partons en mission, nous allons à la recherche de provisions et de tout ce qu'il nous sera utile, Ophélie nous avons besoin de toi. Kévin je sais que tu le veux aussi mais il y a encore 24 heures tu étais encore inconscient, tu dois reprendre des forces et continuer l'entraînement, la prochaine mission tu viendras avec nous, me rassure-t-il en posant sa main sur mon épaule.
— Très bien je comprends.
Je me tourne vers Ophélie en la prenant dans mes bras.
— Soit prudente et fait attention à toi, je t'aime.
— Ne t'inquiètes pas, ce n'est ni la première ni la dernière mission que j'effectue.
On s'enlace et nous nous embrassons, elle monte ensuite à l'arrière du pickup, nous nous regardons pendant que le véhicule part au loin, la tête ailleurs.

 

Reprenant mes esprits quelques minutes plus tard, je me retourne pour reprendre l'entraînement.
Tire après tire, je me rapproche de plus en plus du centre de la cible ne la ratant plus, je m'arrête un peu plus de trente minutes plus tard.
Je me dirige vers l'entrée du lycée lorsque je vois un jeune garçon assis seul sur une marche qui me regarde d'un air triste, je m'assoie à côté de lui.
— Bonjour, je m'appelle Kévin, tu as l'air triste, ça ne va pas ?
— Oui je te regarde depuis tout à l'heure, je veux une arme je veux être utile mais mon père ne veut pas car je n'ai que 8 ans.
— Il est vrai que tu es trop jeune pour combattre, un jour tu pourras, mais tu peux être utile, tu peux aider Anne dans son labo par exemple, elle aura très certainement une tâche pour toi.
— C'est vrai ? S'exclame-t-il avec joie. Je vais lui demander si elle a besoin d'aide, merci ! Au fait moi c'est Matt, le fils de Tom que tu connais déjà.
— Enchanté Matt, ton père te protège c'est normal, un jour il t'apprendra ! Anne a besoin d'aide j'en suis certain !
Il se lève précipitamment et Il part non, il court dans les couloirs du lycée. Très gentil ce garçon.

 

Je rentre à mon tour en direction du laboratoire mais je fais une halte à l'armurerie pour rentre le m... pour rendre l'arme, à mon arrivée, Daï est toujours là.
— Je viens rendre l'arme que nous avons prit tout à l'heure.
Je lui tend l'arme qu'il prend et le range à la bonne place.
— Merci, comment s'est passé l'entraînement ?
— Content du résultat, je ne rate plus la cible, c'est déjà le principal, bonne journée.
— Oui un bon début, bonne journée.

Je repars cette fois-ci dans le laboratoire pour faire plus ample connaissance avec mon groupe.

Lorsque je rentre, je vois Matt avec Anne, elle lui montre ce qu'il doit faire, il est content.
De l'autre côté se trouve mon groupe, ils ne dorment plus, assis sur les lits face à face, portant des vêtements propres, ils discutent et je les rejoint.
— Bonjour à vous, comment allez vous depuis cette nuit ? Nous n'avons pas eu le temps de faire connaissance non plus, je m'appelle Kévin, 21 ans et vous ?
— Moi c'est Kim, 20 ans.
— Moi c'est Sophia, 18 ans.
— Thomas, 14 ans.
— Jordan, 17 ans.
— Salut moi c'est Nathan, 38 ans.
Je le regarde étonné.
— 38? Tu n'en as pas vraiment l'apparence.
— Ok d'accord, 19, c'est de l'humour !
— Oh tu devrai bien t'entendre avec Hal, un vrai plaisantin lui aussi.
— Qui?
— Le frère de Ben, trêve de plaisanterie, est-ce que vous vous rappelez de quelque chose ?
Sophia qui est assise en face de moi se met soudainement à pleurer, ses coudes sur ses genoux, ses mains cachant son visage, je lui demande alors :
— Sophia, qu'est-ce qu'il y a ?
— Ces...Ces monstres, ils ont tués mes parents devant moi, mo...Mon... petit frère, Enzo était là aussi, puis je me suis évanouie à cause de ce robot, que lui ont-ils fait ?! Où est-il ?
Je prends alors ses mains dans les miennes compatissant dans sa tristesse, et je la regarde dans ses yeux remplis de larmes.
— La même chose que nous, j'en ai bien peur. Enzo, c'est le prénom que tu as appelé cette nuit.
Elle fond en larmes dans mes bras sous le regard des autres.
— Calme toi Sophia, ça va aller, parfois ça fait du bien de pleurer un bon coup.
Elle fini par se canaliser petit à petit et se replace normalement.
— J'étais dans la rue lors de l'invasion, tout s'est passé tellement vite, les vaisseaux puis ces aliens moches suivis des robots, informe Kim.
— Exactement la même chose vécu, j'étais chez un ami ce jours-là. Il a également eu le même sort j'imagine, ajoute Thomas.
— J'étais dehors aussi quand soudain un alien était devant moi, je lui ai mit un aie kick dans sa tronche ! Explique Nathan.
Nous le regardons intriguer, je réagis :
— Nathan ?! Tu crois vraiment que c'est l'heure de rigoler ?
— Bon d'accord, soupire-t-il. J'ai vraiment voulu lui mettre ce Aie Kick mais lors de mon saut, il m'a attrapé le pieds et jeter au sol puis ce robot est venu, le néant ensuite.
— Avec ma copine, nous étions au cinéma quand il y a eu une coupure de courant, rendant le cinéma dans le noir complet, on s'est ensuite diriger vers la sortie à la lumière des téléphones, une fois dehors, l'apocalypse, tout ce massacre, nous avons reçu une charge lumineuse. Je ne sais pas où elle se trouve à l'heure actuelle, déclare Jordan attristé.
— Nous avons tellement tous perdu mais nous avons la chance d'être revenu parmi les humains, sans ma petite amie, je serais encore là-bas, nous y serions encore. Et sinon, vous souhaitez combattre pour la deuxième division ?
— Tu sais, moi et les armes, j'ai peur de mourir, affirme Kim timidement.
— Je veux que ces monstres payent pour ce qu'ils ont fait dans ce monde mais je n'en ai pas la force, déclare Sophia avec tristesse.
— Sur une console oui, dans la réalité, non, je ne suis pas prêt pour le moment, je suis trop jeune, annonce Thomas avec hésitation.
— Je déteste les armes à feu,ce sera sans moi, prévient Jordan.
A cet instant, nous tournons tous la tête vers Nathan, nous attendons le pire.
Nathan nous regarde avec un petit sourire au coin de la bouche.
— Euh... Un katana, a tchic une patte, a tchic un bras, a tchic la tête, ayah, crie-t-il en imitant les gestes d'un ninja.
Je le regarde en fronçant les sourcils.
— Nathan !? Arrête ça tu veux ? On peut rire mais pas maintenant, donc personne ne veut combattre pour le moment ? Un petit garçon de 8 ans lui souhaite combattre.
Mon regard se tourne vers la pendule du laboratoire, affichant 14 heures et ils sont de retour, nous entendons le pickup à l'extérieur, je me lève et regarde par la fenêtre, c'est bien eux, je me tourne vers mes camarades :
— On se revoit plus tard. Matt ils sont de retour !
Je me précipite dehors ainsi que Matt.

 

Une fois dehors, Matt se jette dans les bras de son père et de ses frères.
— Papa ! Ben ! Hal ! crie-t-il de joie.
Mon regard se tourne vers Ophélie pour la prendre dans mes bras, elle me rend mon étreinte.
— Je suis content de te revoir, tout va bien ? tu n'as rien ?
— Oui très bien, me rassure-t-elle. Il n'y avait aucun ennemi, c'était d'ailleurs bien trop calme.
— Dans un sens temps mieux.
Je regarde l'arrière du véhicule, il est rempli.
— Eh dis donc, vous avez trouvé énormément de choses, des sacs de riz ainsi que beaucoup de conserves, félicitations !
— Et encore, il en reste, il n'y a plus de place dans le pickup, m'informe Maggie.
— Pour une prochaine fois ?
— Oui, pendant que nous le pourrons encore et encore, je dois aller parler avec Anne pour connaître la réserve de médicaments, vous vous occupez des provisions ? Nous demande Tom avant de repartir avec Matt.

 

Je les aide à transporter les provisions, je comprends l'utilité des racines, elles me permettent de porter beaucoup de sacs de 10 kilos de riz, combien ? 10 sacs sans aucune difficulté ! Ben en a lui aussi !
Ophélie, Hal et Maggie portent les cartons de boites de conserves.
Nous prenons la direction de la cuisine, Ben m'interpelle dans le couloir.
— Pas trop lourd ?
— Non c'est même étonnant.
— Les racines, un bien comme un mal mais utile quand on en a besoin.
— Je vois ça, 20 sacs qui vont être très utiles pour la seconde division.
— Nous sommes à peu près 300 personnes, 100 soldats et 200 civils en comptant les pertes et les nouveaux, autant dire que ça va très vite partir.
— Tout le monde peut se nourrir, voyons le bon coter des choses.
Nous arrivons dans la cafétéria puis nous traversons la porte va-et-vient.
— Tu peux mettre les sacs là-dedans, me dit Ben me montrant le congélateur.
Ben et moi posons les sacs dans le congélateur non branché.
Nous rangeons ensuite les conserves dans les étagères, Hal me regarde :
— Eh le géant, tu peux mettre ces conserves tout en haut s'il-te-plait ?
— Le géant ? Je ne mesure que 1,90m.
Hal me tend du maïs en conserve. Un sourire apparaît sur mon visage.
— Ahah très bonne blague Hal, Géant vert !
Nous rions à cinq dans la cuisine quand Tom arrive à son tour.
— Qu'est-ce que j'ai raté ?
— Oh rien Tom, c'est encore Hal avec ses blagues à deux balles, déclare Maggie désespérée.
— Ah oui je vois, Kévin, est-ce que je peux te parler une minute ?
— Oui pas de soucis.
Je pars avec Tom dans le couloir.
— Notre prochaine mission a lieu dans quelques jours, je viens de voir Anne et elle a besoin de médicaments supplémentaires, la mission aura lieu dans une pharmacie non loin du magasin d'où nous revenons et cette fois-ci nous voudrions te prendre avec nous, ton entraînement s'est bien passé après notre départ ?
— Merci Tom, je ne vous décevrez pas ! Oui, j'ai sans cesse continuer mon entraînement pendant une heure après votre départ, je ne rate plus la cible tout en me rapprochant le plus possible de la cible et ne la ratant plus.
— C'est un bon début, tu seras sans doute prêt pour la prochaine mission, continue ! Au passage, merci pour Matt, il m'a expliqué que tu lui avais parler pour aider Anne dans le laboratoire, c'est une bonne idée pour lui, pour lui changer les idées, merci à toi.
— Il est très gentil et il ne veut pas rester sans rien faire.
On se sourit et je repars dans la cuisine pour terminer le rangement, Ophélie me regarde :
— Alors, que voulait-il ?
Je prends un air dépité :
— Je dois partir pour demain matin, je suis exclu de la seconde division.
Ils me regardent sous le choc.
— Pourquoi ? Qu'as-tu fais ? S'exclame Ophélie inquiète.
— Je ne sais pas, je ne comprends pas.
Un léger sourire s'échappe.
— Mytho, il rigole ! L'élève surpasserait-il le maître, révèle Hal.
— Ne fais plus ça ! hurle Ophélie en me jetant une boite de conserve.
— Plus sérieusement, il m'a fait une proposition, faire parti de votre groupe à la prochaine mission !
— C'est une bonne nouvelle, bravo, l'inconvénient sera de supporter un deuxième Hal, soupire Maggie.
— Nous allons former une bonne équipe, ajoute Ben satisfait.
— Bienvenue dans le groupe Géant vert, réplique Hal.
Nous sourions et nous continuons le rangement.
— Et voilà, c'était la dernière, dit Ophélie en plaçant la dernière boite sur l'étagère.
— Parfait, je repars dans le laboratoire revoir mon groupe, je suis parti précipitamment tout à l'heure, à plus !

 

Je sors et prends la direction du laboratoire.
Lorsque je rentre à l'intérieur, Kim, Sophia, Thomas, Jordan et Nathan sont toujours assis sur les lits, je m'assois à nouveau avec eux.
— Que faîtes-vous ? Promenez-vous, parlez à d'autres personnes.
— Oui sûrement, on ne sais pas vraiment, nous ne sommes pas à l'aise ici, nous ne connaissons personne, dit Sophia.
— Ah bon? Comment est-ce possible, nous sommes bien ici, nous ne sommes plus des esclaves.
— Nous avons toujours ces racines dans le dos, affirme Jordan.
— Euh d'accord, écoutez, j'ai eu la même réaction que vous, nous sommes finalement toujours des humains, les racines nous donnent des soins, des capacités mais nous sommes humain avant tout.
— Et le regard des autres ? S'interroge Kim.
— Ignorez les, depuis ce matin je n'ai même pas faut attention aux autres personnes, peut être que certaines m'ont regardé de travers, ça n'empêche pas non plus Ben de vivre dans le groupe, vous voulez de l'aide? Si besoin je suis là mais ne restez pas ici, explorez les lieux, prenez l'air, vivez la vie !
Je me lève et je prends la direction de la sortie quand tout à coup Sophia m'interpelle la voix paniquée :
— Kévin, je ne sais pas ce qu'il se passe !
Je me retourne et Sophia se trouve devant moi à quelques centimètres.
— Que se passe-t-il Sophia ?
La glace fixée sur le mur reflète son dos et j'aperçois ses racines au niveau de sa nuque allumées en bleu sans doute les miennes aussi.
— Sophia ! Tes racines sont allumées ! Je ne contrôle plus mon corps, je ne peux rien faire !
— Quoi !? Moi aussi, qui fait ça ?
Sous le regard de Kim, Thomas, Nathan et Jordan ainsi que Matt et Anne, nos bouches se rapprochent l'une de l'autre, nous nous embrassons quand la porte d'entrée s'ouvre.
— Kévin !!? hurle Ophélie avec stupéfaction.

 

Avec son intervention, nos racines s'éteignent et nous tombons à terre inconscient.

 

BenMason  (06.10.2018 à 00:16)
Message édité : 06.10.2018 à 00:20

Chapitre 2 : Que s'est-il passé?

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Je reprends connaissance, j'ouvre rapidement mes paupières :
— Ophélie !?
Je suis une nouvelle fois sur un lit, je me redresse rapidement et j'observe les horizons, je suis dans le laboratoire, Sophia est toujours inconsciente quelques lits plus loin, le reste du groupe n'est plus là, Anne s'approche de moi, je ne comprends pas.
— Anne, que s'est-il passé ? Combien de temps j'ai été inconscient ?
— Doucement Kévin, comme tu t'en ai rendu compte, il s'est passé quelque chose que nous ne comprenons pas, soudainement tes racines et celles de Sophia se sont illuminées et puis, vous vous êtes embrasser. Ophélie est entrée à ce moment là et voilà que tu te réveil ici, environ une heure.
— Il faut que j'en apprenne plus par Ben ou même Sophia mais d'abord où se trouve Ophélie ?
— Je ne sais pas, elle est repartie aussitôt, peut être dans votre chambre.
— Où est le reste de notre groupe ?
— Ben leur a montré leur chambre, la 104 dédiée pour les implantés.
— Merci Anne, je pars tout de suite à la recherche d'Ophélie.
Je suis sur le point de sortir dans quelqu'un m'interpelle :
— Attend Kévin !
Je me retourne et je vois Sophia debout devant son lit, je m'inquiète
— Non Sophia, pas une seconde fois ?
— Que s'est-il passé Kévin ?
— Je ne sais pas, personne ne sait, tu ne pouvais rien faire non plus ?
— Non, rien.
— Repose toi, je pars à la recherche d'Ophélie, Ben ensuite pour des informations si il en a.
Je prends la direction de la sortie.

Bon, où peut-elle être, la chambre peut-être, je m'y dirige mais la salle est vide. Je repars dans le couloir, je croise Tom :
— Ah Tom, Avez-vous vu Ophélie quelque part, je ne la trouve nul part depuis l'incident.
— Je suis au courant, Anne m'a expliquée la situation, Ophélie est partie en courant du laboratoire, quand je suis entré, toi et Sophia, vous étiez inconscients, je n'ai pas revu Ophélie depuis.
— Merci quand même Tom.
— Bon courage, me rassure-t-il en mettant sa main sur mon épaule.

 

Je repars à sa recherche ne savant pas réellement où chercher, le lycée est tellement grand c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, réfléchis... Maggie ! Ils sont complices toutes les deux, Ophélie s'est certainement confiée à elle, le problème c'est où se trouve Maggie maintenant... Ben m'a dit que nous avions une ouïe développée, il me faut un coin calme. Je me dirige à l'extérieur du Lycée pour rejoindre la cour de récréation située derrière, je trouve un banc vide en-dessous des arbres, l'endroit est paisible, le vent se heurte aux branches d'arbres je m'assois, ferme les yeux et me concentre sur les voix,
— C'est pourquoi, je pense que cet endroit est idéal pour la prochaine mission.
— C'est envisageable, quel est votre équipe ?
Tom et le capitaine ?
— Maman serait fière de toi, du petit garçon courageux, elle veille sur nous.
— Elle me manque, pleure-t-il
Ben et Matt ? Leur Mère n'est plus là, je n'aurai pas du entendre cette conversation.
Je décide d'arrêter, je me lève et je rentre dans le Lycée mais pour aller où ? La...bibliothèque ! C'est son endroit favori quand ça ne va pas, je me dépêche, une fois devant, je frappe, personne ne répond, lorsque je rentre la salle semble vide mais du coin de l'oeil, j'aperçois Ophélie et Maggie sont dans un coin de la pièce.
— Laisse moi tranquille, me dit Ophélie anéanti.
— Ophélie ! Je t'ai cherché partout dans le Lycée !
Je m'approche, Ophélie se trouve assise au sol le long du mur, Maggie est avec elle.
— Je n'ai pas envie de discuter.
— Eh, vous avez besoin de parler entre vous, écoute son explication, dit Maggie.
— D'accord, soupire Ophélie.
— A plus tard, bon courage.
Maggie se lève et prend la direction de la sortie.
— Merci Maggie.
— Gneu gneu gneu, merci Maggie, répond Ophélie en colère.
— Roh eh...
Je décide de m'asseoir avec elle, nos regards ne se quittent pas, de la colère dégage de son visage, ses sourcils étant froncés :
— J'ai tout fait pour te sortir de ces aliens et tout qu'est-ce que tu fais, tu te jette dans les bras de la première pouffiasse venue ?
— Écoute, je suis sincèrement désolé, avec Sophia, nous n'avions pas le contrôle de notre corps, j'allais partir quand Sophia m'a interpellée et tu connais la suite.
— ça n'explique rien, qui me dit que ça ne recommencera pas une seconde fois, imagine une seconde, vous auriez été seul dans la salle, il n'y aurait eu personne pour vous arrêtez, imagine la suite.
— Je ne préfère pas et on ne sait pas, nous n'étions pas libre de notre corps certes mais nous ne connaissons pas la suite, j'étais conscient de la scène mais je ne pouvais rien faire ! Sophia reste une amie, elle était dans mon groupe, il n'y a que toi que j'aime et je ne te remercierai jamais assez de m'avoir délivrer de ces rampants, je vais parler à Ben pour en savoir un peu plus. D'ailleurs il va bientôt être 19H, tu viens à la cafétéria ?
Je me lève et je tends ma main vers elle, qu'elle décline.
— Non, je vais me reposer, bonne nuit à demain peut être.
— Bonne nuit mais pourquoi peut être ?
Elle part sans se retourner, je pars en direction de la cafétéria sans vraiment avoir l'envie d'y aller mais il faut que je parle à Ben.

 

Dès mon entrée dans la cafétéria, la vie y est chaleureuse, je prends un plateau, des couverts et je rejoins la file d'attente, non loin devant, j'aperçois Ben mais seul, deux adolescents arrivent à sa gauche, que lui veulent-ils ? Le premier lui tape dans l'épaule mais Ben ne semble pas réagir, je dois écouter plus attentivement.
— Regardez les gars, c'est l'alien, dit le premier adolescent.
— C'est un ennemi et ils le gardent ici, pff, il ne fait plus parti des humains, rajoute le deuxième.
Personne ne l'aide ? Je dois faire quelque chose, Ben ne veut pas intervenir mais moi oui, je dépose mon plateau sur le comptoir et rejoins Ben à temps pour retenir un nouveau coup en bloquant le poing du jeune.
— Oh oh, vous avez un problème avec Ben ?
— Mais lâche moi du chnoc et de quoi j'me mêle l'autre alien, c'est toi le nouveau, ça devient pitoyable, s'exprime-t-il méchamment.
— Vous vous prenez pour qui, vous êtes à l'abri ici pendant que des personnes risquent leurs vies dehors pour vous nourrir et Ben en fait partit.
— Ahah, ah bien si vos amis aliens peuvent vous reprendre ce ne serait pas mal.
— Tu te rends compte de tes paroles, on vie dans une période apocalyptique. Imaginez-vous à notre place une seconde, capturer pendant un certains temps, des personnes vous sauvent, vous retrouvez l'espoir, la joie puis une bande d'insolents vous rabaissent, vous comparent à de la merde, imaginez.
— Snif, les gars sortez les mouchoirs et les violons, pathétique, on est pas à votre place justement, allez les gars on va bouffer, tchao les nazes.
— C'est vous les nazes pff, Ben est-ce que ça va ? Ben ?
Je vois Ben partir sur une table seul et sans repas, je décide d'abandonner la file d'attente et de le rejoindre, je m'installe en face de lui.
— Ben est-ce que ça va?
— Tu sais, il ne fallait pas, c'est l'habitude, on s'y fait à force, merci en tout cas, personne n'intervient en générale car une grande partie des civils ont un mauvais regards sur les racines, s'il te plaît n'en parle pas à ma famille ni même Anne, je ne veux pas qu'ils soient au courant.
— D'accord pas de problème, tu sais il faut faire quelque chose, ne pas se laisser marcher dessus, es-tu au courant du petit incident de cet après-midi ?
— Non, c'est grave ? Me répond-t-il intrigué.
— Oui et non, voilà, j'étais dans le laboratoire avec Anne, mon groupe et Matt aussi, on discutait et lorsque j'étais sur le point de partir, Sophia m'a interpelée, nos racines se sont allumées puis on s'est embrassé, nous n'avions pas le contrôle de nos actes, Ophélie entre à ce moment là, puis le néant jusqu'à mon réveil dans le labo.
— Ah oui je vois, pour être franc, je n'ai jamais connu cette situation pourtant il y a eu deux filles dans mon groupe également et pour les racines qui s'allument, c'est étonnant, vous étiez donc contrôler comme un rampant le ferait mais cette fois-ci conscient de la scène, sauf qu'aucun n'est présent ici, si c'est le cas, je ne comprends pas que le lycée subisse une attaque.
— Comment ? Qui ? Nous ne sommes pas capable de faire ça.
— Non je ne pense pas, grâce aux racines, nous avons des capacités mais si en plus une personne désimplantée réussi le contrôle sur autre ou plusieurs personnes, c'est une découverte à faire part à Anne mais nous ne sommes pas encore sûr.
— Oui il faut éclaircir la chose, je ne sais pas vraiment comment ni où chercher. Et si c'était les racines elles mêmes, elles sont connectées entre nous.
— Tout peut être possible, parle avec Sophia directement pour connaître son point de vue.
— Oui tu as raison, je ne l'ai même pas fait, je me suis précipité à la recherche d'Ophélie.
A cet instant, Anne ainsi que la famille de Ben s'installent avec nous.
— Alors Kévin, as-tu trouvé Ophélie ? Me demande Tom.
— Oui après un petit moment, elle était avec Maggie dans la bibliothèque, c'est encore froid entre nous.
— Ne t'inquiètes pas, tout va rentrer dans l'ordre.
— Je l'espère.
— As-tu obtenu des informations concernant ce qu'il s'est passé ? Ajoute Anne
— C'est encore flou, on en a discuté avec Ben avec de potentielles hypothèses, dans la précipitation, je n'ai pas parlé plus longuement avec Sophia, je me suis précipité à la recherche d'Ophélie, Sophia doit se posait des tonnes de questions aussi.
— Tu pourras lui parler demain si tu le souhaites, elle est restait un petit moment seul dans le laboratoire, me rassure-t-elle.
— D'accord, Anne, est-il possible que je reste dans le laboratoire cette nuit et peut être même plusieurs nuit ?
— Oui pas de soucis, me répond-t-elle avec le sourire. Tu n'as pas peur que ça recommence tout en sachant que cette fois-ci, tu seras seul.
— D'un côté je n'ai pas vraiment le choix.
— Très bien, dans ce cas, tu peux dormir dans le laboratoire le temps que la situation s'atténue.
— Merci pour ce que vous faites tous, je ne suis nouveau mais on voit une solidarité entre les personnes !
— Nous sommes tous égaux, ajoute Tom avec le sourire.
— Merci, je vous souhaite à tous un bon appétit et une bonne nuit, où est Ben ?
— Il attend dans la file d'attente avec son plateau, vous n'avez pas encore manger ?
Je regarde la file d'attente, j'aperçois Ben, j'espère vraiment que les deux ados ne l'embêteront pas une seconde fois aujourd'hui.
— Non, nous discutions, je n'ai pas faim ce soir.
— Kévin, s'inquiète Anne. Il faut que tu prennes des forces.
— Demain c'est promis.
Je me lève et nous nous saluons avec le sourire.
Je repars vers la chambre 104, dédiée aux implantés, je frappe et ouvre.
— Sophia ?
— Oui ?
— Est-ce que ça va?
— On fait avec.
— Si tu souhaites discuter demain matin, je reste pour la nuit au laboratoire, je t'attends à 8heures.
— D'accord, j'y serai, bonne nuit Kévin.
— Merci toi aussi.
Je referme la porte et me dirige vers le laboratoire, prépare mon lit pour la nuit puis je m'allonge en pensant à d'éventuelles explications mais le sommeil me rattrape vite.

 

Dans la nuit

 

Quelque chose me sort de mon sommeil, je me retrouve debout dans le laboratoire, mes mouvements sont bloqués, dans l'obscurité, une lumière bleu reflète venant de derrière moi, une scène se diffuse dans ma tête, quelqu'un en danger, mais qui ? L'image est flou, soudainement, tout s'arrête, je tombe au sol avec la respiration coupée, reprenant petit à petit un rythme cardiaque normal, je reprends mes esprits, me relève, qui est-ce ? Ben en rapport avec la cafétéria ? Ophélie !?Je dois en avoir le coeur net, sans me poser de questions, je cours dans la chambre d'Ophélie, j'ouvre violemment la porte et je vis Sophia, racines allumées qui maintient Ophélie par la gorge le long du mur, ses pieds ne touchent même pas le sol, je crie avec anxiété :
— Sophia, qu'est-ce que tu fais, lâche là !
Elle ne répond pas, j'insiste :
— Sophia !?
Tom et Ben arrive avec étonnement avec mes cris.
— Que se passe t-il ici ? Demande Tom.
— Il faut faire quelque chose, Ophélie va mourir !
Je m'approche de Sophia :
— Sophia ! Arrête !
Elle lâche soudainement Ophélie de justesse, elle se tourne vers moi, le regard vide je suis étonné :
— Sophia, tu m'entends ?
Elle me projette violemment plusieurs mètres contre le mur d'en face, je reste au sol.
— Kévin ?! S'exclame Ophélie inquiète au sol reprenant son souffle.
— ça va aller pour moi, ne t'inquiètes pas.
Ophélie se relève et tente de mettre un coup de poing à Sophia, j'interviens :
— Ne fait pas ça Ophélie !
Sophia retient son coup.
— Mais tu me fais mal, lâche moi ! Crie-t-elle.
De son autre main, elle attrape une nouvelle fois la gorge d'Ophélie.
— Sophia arrête ! S'inquiète Ben.
Je me relève du sol, m'approche de Sophia quand un coup de feu retentit dans la pièce, Sophia tombe au sol, Ophélie s'agenouille au sol tenant son revolver dans son autre main libre, nous la regardons sous le choc, je m'exprime :
— Aïe ! Ophélie ?
— Je...suis désolée, je n'ai pas eu le choix, qu'est-ce qu'il y a ?
— Je ne sais pas, j'ai ressenti le coup de feu.
— Je pars chercher Anne, pendant ce temps vous devez emmener Sophia au laboratoire, ajoute Tom avant de partir.

 

Je prends Sophia dans mes bras et la transporte jusque sur la table d'opération du laboratoire, Tom et Anne arrivent quelques secondent plus tard.
— Où se situe la balle ? Demande Anne.
— Au niveau de l'épaule gauche.
— Ah oui je vois, ce n'est pas jolie, la balle n'est pas ressortie, je dois faire vite, Ben est-ce que tu peux me ramener Lourdes s'il-te-plaît ?
Ben s'empresse à la recherche de la personne.
— Tom, Kévin et Ophélie, vous pouvez sortir s'il vous plaît, demande Anne inquiète pour Sophia.
Nous sortons dans le couloir. Ben revient avec Lourdes.
Tom, Ben, Ophélie et moi attendons dans le couloir pendant l'opération, je demande alors dans l'incompréhension :
— Mais qu'est-ce qui s'est passé Ophélie ??
— Je suis vraiment désolée pour elle, si tu ne serais pas intervenu, elle m'aurait sans doute tuer ! Je dormais tranquillement quand elle est entrée, elle s'est approchée, elle m'a prise par la gorge.
— Kévin, comment as-tu su ? S'interroge Ben.
— Quelque chose m'a réveillé avec cette sensation encore une fois de ne pas être libre de mes mouvements et mes racines une nouvelle fois allumées, une scène flou se diffusait dans ma tête, quand c'est terminé, je suis tombé au sol, le souffle coupée, il fallu que j'inspire beaucoup pour revenir à un rythme cardiaque normal, j'étouffais, une personne était en danger et j'ai eu raison, tu n'as rien eu?
— Non, rien du tout, c'est une nouvelle fois bizarre, vos racines semblent être liées entre vous, je n'ai jamais connu ça, le rampant est normalement le seul capable de contrôlé un groupe mais le votre est mort et les membres de ton groupe ressentent quelque chose ?
— Je ne sais pas, c'est une histoire incompréhensible.
— Elle n'était pas elle-même, ce n'était pas la même Sophia en face de moi, de nous.
— Non, son regard était vide.
— Comme quand vous étiez sous le contrôle du harnais, affirme Tom.
— Et si... Ses racines prenait le contrôle de son corps ? Ajoute Ben avec hésitation.
— Comme hier dans la labo quand elle m'a embrasser mais pourquoi moi ? Pourquoi suis-je le seul a avoir eu cet avertissement dans ma tête ? Pourquoi vouloir tuer Ophélie ?
— Nous ne pouvons pas remettre le problème à la durée que l'harnais a été porté car je l'ai eu au début de l'invasion et je n'ai pas cette capacité, dit Ben.
— Moi aussi au début, l'harnais lui a peut être procuré une métamorphose plus avancée et plus rapide que nous ?
— Nous ne savons toujours pas ce qu'il procure à terme, nous avons découvert ce qu'il fallait faire pour tuer un rampant sans bruit pour vous secourir Ben et toi. Anne la découvert lorsque nous avions un rampant ici, il ne nous a jamais donné la moindre information importante, c'est comme cela qu'elle a découvert leur point faible pour tuer en silence, avec une scalpel en passant par la bouche, prononce Tom.
— Et le corps?
— Nous ne l'avons pas garder.
— Et si il était possible de récupérer un nouveau rampant mort et de le disséqué?
— Ou vivant si nous parvenons à mieux communiquer, j'en parlerai avec Weaver.
— Le rampant n'a jamais communiquer avec les implantés dans le lycée ?
— Il n'y en avait encore aucun.
Mon souffle est soudainement coupé, je suffoque.
— Kévin ?! S'inquiète Ophélie.
— Qu'est-ce qu'il se passe ? Réplique Tom
— Ses racines sont allumées ! Déclare Ben
La porte du laboratoire s'ouvre, Anne intervient inquiète :
— Tom, j'ai besoin de vous tout de suite !
Je ressens ce qu'il se passe dans le labo, Sophia est en train de mourir, je vie la même chose, Ben me transporte sur la seconde table d'opération située à gauche de Sophia, Anne, Lourdes et Tom tente de faire revenir Sophia.
— Que lui arrive t-il ? Prononce Anne.
— On ne sait pas, aidez le je vous en supplie ? Pleure Ophélie.
— Ils sont liés tout les deux, ils vivent la même chose en ce moment comme le coup de feu de tout à l'heure, si Sophia meurt, il mourra, sauvez Sophia ! Explique Ben avec anxiété et précipitation.
— Allez Sophia, reste avec nous ! Dit Anne lui pratiquant un massage cardiaque.
— Je suis désolée, tout est de ma faute, je n'aurais pas du tirer, s'exprime Ophélie dépitée.
Tout à coup, Sophia et moi nous nous redressons sur les tables en inspirant une grande inspiration et retomber ensuite inconscients.

 

Au petit matin

 

la lumière du soleil me réveil doucement, je tourne la tête à gauche et je vois Sophia inconsciente sur son lit, ses mains et ses jambes attachés, je tourne ma tête à droite et je vois Ophélie qui dort sur une chaise.
— Ophélie ?
Ses paupières s'ouvrent.
— Kévin !? Comment te sens-tu ?
— Pas terrible, je me souviens de cette nuit, pourquoi Sophia est-elle attachée ?
— Ne bouge pas, je reviens avec Anne et Tom, dit-elle en se levant et se précipite dans le couloir.

 

Je m'assois sur le lit et je regarde Sophia dormir.
— Sophia, est-ce que tu m'entends ?
Anne, Tom et Ophélie entrent dans le laboratoire.
— Kévin, comment vas-tu ? S'inquiète Anne.
— Pas bien du tout, il faut éclaircir cette chose, pourquoi Sophia est-elle attachée ?
— Il est clair qu'avec Sophia, vous êtes liés mais nous ne savons pas la raison, par mesure de sécurité, je suis désolée.
— On va bientôt en avoir le coeur net.
Ophélie s'assoit à côté de moi en prenant ma main.
— Je suis désolée, tout est de ma faute, Ben a été voir ton groupe et ils n'ont rien ressenti, il n'y a que toi.
— Je ne t'en veux pas, tu as fait ce que tu pensais être juste pour ta sécurité, c'est vraiment étrange. Anne, comment va Sophia ?
Anne examine la blessure causée par la balle.
— Sa blessure s'est très bien refermée grâce aux racines, elle...
— NON ! Crie Sophia terrorisée, les larmes aux yeux.
— Sophia ? Calme toi, tout va bien.
Elle tourne son regard vers moi.
— Kévin ? Que s'est-il passé, pourquoi je suis attachée ?
— Tu ne te souviens d'absolument rien ?
— Quoi ? Non, après ton départ, je me suis endormie et voilà que je me réveil ici, j'ai le souvenir d'un cauchemar, je voulais tuer Ophélie, elle m'a ensuite tirer dessus.
Nous regardons tous Sophia.
— Ce n'était pas un cauchemar, tu as réellement agis cette nuit, tu m'as également projeter violemment contre le mur plusieurs mètres plus loin.
— Quoi !? Comment est-ce possible ?
— Nous ne savons pas mais nous aimerions le savoir, je suis désolé Sophia mais nous devons te mettre en cellule le temps qu'il faudra, ajoute Tom.
— En cellule, c'est nécessaire ?
— Oui Kévin, il ne faut pas que ça se reproduise une seconde fois, tu comprends ?
Nous détachons Sophia puis nous suivons Tom jusqu'au sous-sol du lycée, l'endroit est aménagé comme une prison, il y a plusieurs cellules fermés par des barreaux en fer, un lit est également dans chaque cellule, un garde surveille l'entrée du sous-sol, Tom place Sophia dans l'une d'elle.
— Je suis désolée, je ne sais pas ce qu'il se passe, libérez moi Tom !
— Je suis navré Sophia.
Elle se tourne vers moi.
— Kévin, je t'en supplie, me dit-elle les larmes aux yeux.
— Je suis désolé Sophia, je ne peux rien faire.
Sophia part en pleure sur le lit, nous repartons dans le laboratoire, Ben nous rejoint également.
— Je suis désolé Kévin mais nous n'avons pas le choix, me dit Tom.
— Avec les racines, elle peut s'enfuir si elle le souhaite, en pliant les barreaux.
— Le garde l'arrêtera, nous devons éclaircir la chose.
— Je ressens ses émotions, sa tristesse, je vis ce qu'elle vit dans cette cellule en ce moment même, pourquoi moi, je...
Je sens Sophia en danger.
— Suivez-moi, Sophia est en danger !
Ben, Tom, Ophélie et moi courons jusqu'au sous-sol, à notre arrivée, Sophia est debout en pleure dans sa cellule, un pistolet sur sa tempe.
— Sophia !? Qu'est-ce que tu fais !? J'ai ressenti que tu étais en danger.
— Où as-tu eu cette arme, demande Tom.
— Aucune importance, j'ai tout perdu, ma famille, mes amis, ma vie, tout, pourquoi vivre.
— Où l'as-tu eu ? Insiste Tom
— Dans le laboratoire, dans un tiroir quand Anne s'est absentée, je l'ai ensuite caché à l'arrière de mon jean, pleure-t-elle.
— Quoi !? Une arme dans le laboratoire ? Personne ne l'a fouillée ?
— Anne a toujours cette arme pour sa sécurité, elle n'était pas censer être armer, me répond Tom.
Je me rapproche de la cellule, tenant les barreaux dans mes mains, regardant Sophia dans les yeux :
— Sophia, retire cette arme de là.
— Adieu, Kévin.
Sophia en pleure, arme le chien du revolver.
— Attends Sophia, écoute moi, pense à Enzo, il est quelque part, prisonnier de l'harnais, il a besoin de toi !
Sophia s'agenouille au sol dépitée, ses mains au sol.
— Donne moi l'arme maintenant, ne fait pas une chose regrettable, on va trouver une solution, si tu te tue, il se peut que tu m'entraîne avec toi si nous sommes lié à ce point.
Je tend ma main au travers des barreaux.
— Laisse moi Kévin, je...
Sophia a de nouveau le regard vide, ne pleure plus, un reflet bleu colore légèrement la pièce.
— Sophia !?
Sa main se redirige vers sa tempe lentement.
— Tom, ouvrez la cellule, il faut l'arrêter, elle ne se contrôle plus comme cette nuit !
— Il a raison, réplique Ben.
Tom se précipite pour ouvrir la cellule.
— Sophia, c'est moi Kévin, contrôle toi !
Tom ouvre la porte, je me précipite à l'intérieur et attrape le poignée de Sophia, un coup de feu retentit et résonne dans la cellule, la balle se loge dans le plafond, je prends le revolver et le glisse à l'arrière de mon jean, Sophia revient avec nous :
— Kévin ? Mais qui fait ça ? Pourquoi m'as-tu arrêter ? Pleure-t-elle dans mes bras.
— Eh oh, je suis là si vous ne savez pas, s'énerve Ophélie.
— Ophélie, ce n'est pas le moment s'il-te-plaît, il faut comprendre ce comportement.
— Nous devrions remonter dans le laboratoire avec Sophia, dit Tom.
Tom entre dans la cellule quand Sophia et moi nous nous relevons, il menotte ses mains et remontons dans le laboratoire.

 

Nous entrons, Anne est toujours là, elle voit ensuite Sophia menottée.
— Que s'est-il passé en bas ?
Nous lui expliquons la situation et elle n'en revient pas, Sophia triste, s'assoit sur un lit :
— Il n'y a qu'une solution, Anne, vous devez me retirer les racines.
Je la regarde étonner :
— Mais tu mourras !
— Il n'y a pas d'autres solutions, ce sont eux le mal, ils me contrôlent, ils nous contrôlent.
— Il faut éclaircir le problème étape par étape, éprouves-tu quelques chose pour Kévin, demande Ben.
Sophia tourne son regard vers moi :
— Oui, soupire-t-elle. Depuis hier, il me réconforte dans les moments difficiles, il est toujours là quand j'ai besoin de quelqu'un.
— Non mais cette-fois je vais réellement te tuer, crie Ophélie.
— Calme toi je t'en prie, ce sentiment peut en être la cause ? Ce qui expliquerait de vouloir tuer Ophélie ? La toute première fois comment se fait-il que moi même je n'avais pas le contrôle de mon corps ?
— Ce qui est incompréhensible, c'est le contrôle des mouvements, comment de simples racines sans l'harnais peuvent-elles faire ça ? Demande Anne intriguée.
— Si on ne peut pas me retirer ces racines, je partirai donc, dit Sophia.
Je la regarde dans l'incompréhension et de la tristesse :
— Dehors, seul, c'est impossible, les rampants vont finir par te retrouver un jour ou l'autre, te torturer pour obtenir des informations puis te réimplanter, c'est ça que tu veux ?
— Je ne trahirai pas votre position, vous êtes tous en danger ici avec moi, tout est de ma faute, vous n'allez pas me garder prisonnier !
— Les racines nous donnent des capacités sans l'harnais donc c'est qu'ils sont vivantes en quelque sorte, ils peuvent donc prendre le contrôle de l'hôte, précise Ben.
— Admettons mais pourquoi, j'ai été averti cette nuit dans mon sommeil, le danger qu'Ophélie vivait.
— Vous êtes liés, d'une part avec l'opération de Sophia et tu as dit que tu ressentais les émotions de Sophia donc il est possible que tu es vu la scène à travers elle car l'emprise des racines était tellement fort et le laboratoire ainsi que votre chambre sont proches, explique Ben.
— Donc plus on est proche l'un de l'autre, plus c'est intense, il n'y a donc que l'éloignement mais nous ne pouvons pas.
— Je dois partir de la deuxième division, si je reste, ça continuera encore et encore, indique Sophia.
— Non, on va trouver une solution, on...
Sophia se lève brusquement, le regard vide, arrache avec violence ses menottes et court vers le couloir, ses racines étant allumées.
— Ben avec moi, il faut la rattraper !
Nous partons à sa poursuite dans les couloirs, nous prenons la direction de l'extérieur.

 

Nous courons encore et encore en direction de la forêt se trouvant droit devant nous :
— Mais comment fait-elle, elle va deux fois plus vite que nous !
— Mais où va-t-elle surtout, répond Ben.
Nous pénétrons dans la forêt, de gigantesques arbres recouvrent la forêt avec parfois très peu de chemins, soudainement, Sophia s'arrête au beau milieu de la forêt, je souhaite m'approcher d'elle mais Ben me retient, nous nous cachons derrière les gros troncs d'arbres et de buissons en observant les horizons.
— Ben, nous devons la ramener avec nous, je dois y aller.
— Non, reste ici, ce n'est pas normale.
Sophia reprend conscience de son corps.
— Kévin !? Où je suis ? Panique Sophia.
Je m'apprête à me relever mais Ben me retient :
— Je dois y aller !
— Non, écoute attentivement, chuchote-t-il
En écoutant plus attentivement, nous entendons les déplacements d'un méca ainsi qu'un hummm venant sur notre direction.
— On a encore le temps !
— Les rampants l'observent, le piège parfait.
— Comment les racines peuvent-elles faire ça ?
— Je ne sais pas non plus, avec mon groupe nous n'avons jamais eu de problème
— Aidez-moi, crie Sophia paniquée.
Ben me regarde :
— Je suis désolé, nous ne pouvons rien faire pour elle, nous n'avons pas d'armes.
Sophia perdu en pleine forêt ne sait pas où partir, elle est soudainement effrayée :
— Non, laissez-moi tranquille !
Avec Ben nous regardons dans la même direction, un rampant s'approche lentement de Sophia en émettant des sons aigus, je regarde cette scène, ne pouvant rien faire.
— C'est soit elle ou nous trois, me chuchote Ben.
— Non, ne t'approche pas, crie-t-elle.
Sophia ne parle plus, ses racines sont de nouveau allumées, je suis impuissant face à cette situation.
— Nous savons que vous êtes ici, prononce Sophia.
— Quoi !? Ben, qu'est-ce qu'il se passe ?
— Votre chère amie repart avec nous et je vous conseille de faire la même chose ou elle mourra.
— Il communique au travers des racines, c'est étonnant, n'y va surtout pas, chuchote Ben stupéfait.
— Je ne peux pas la laisser, il ne faut pas qu'elle reparte avec eux.
— Tu ne peux rien faire !
— Je contrôle vote amie comme bon me semble depuis hier, son esprit est tellement faible, nous lirons dans sa mémoire et découvrions votre position, elle mourra, vous mourrez tous.
Ma tête se penche vers le bas, attristé :
— On ne peut pas se rendre, ne bouge pas, ne perdons pas une seconde fois nos proches.
— Ben, tu as ton couteau, il est tout seul, tu peux peut-être essayer.
— Le méca est forcément quelque part, d'autres rampants observent certainement eux aussi, je ne peux pas.
— Le lycée va recevoir une attaque !
— Si nous intervenons, ils le feront tout de même.
Ma main droite se dirige à l'arrière de mon jean pour sortir le revolver.
— Qu'est-ce que tu fais ?
— Je ne peux pas la laisser sans rien faire, reste là Ben et prépare toi à courir.
— Pourquoi ? Explique moi, me répond-t-il inquiet.
— Tu comprendras très vite, j'ai une chance sur deux de repartir avec toi.
— Et si il te contrôle !
— Je ne pense pas, il veut communiquer.
 Je me lève lentement sous le regard de Ben qui me dit non de la tête, je replace l'arme à l'arrière de mon jean et sors de la cachette, je m'avance vers Sophia et le rampant lentement.
— Votre plus grand défaut est la compassion, Kévin je présume, elle tient énormément à toi.
— Laissez-là tranquille, c'est un être humain et non un cobaye pour vous.
— Votre humanité va être réduit en cendre, vous ne pourrez empêcher cela.
Je m'avance de plus en plus vers le rampant, ses parties de sa bouche s'ouvre de plus en plus pour montrer son agressivité, ma main droite tenant l'arme à l'arrière de mon jean.
— Ou peut-être votre race.
— Tu es bien optimiste, un jour cette planète nous appartiendra.
— Pourquoi ?
— Vous ne faites pas le poids contre nous, vous pouvez nous tuer en silence dans notre sommeil comme ce fus le cas pour votre groupe, j'ai observé la scène, j'ai ensuite garder le contrôle de cette personne à distance, vos armes ne sont pas assez puissantes pour nous anéantir, nous aurons cette planète !
Le sourire au coin de la lèvre, je lui répond avec humour à quelques centimètres de lui :
— Dommage, tu ne seras plus là pour le voir.
Je sors rapidement l'arme et vise rapidement sa bouche ouverte, je tire et il tombe au sol, du sang gicle et se retrouve alors sur mes vêtements et mon visage, Sophia tombe également à bout de souffle, je me précipite à la porter et à courir dans la forêt.
— Ben, c'est maintenant !
Nous courons rapidement dans la vaste forêt, nous entendons le cri du méca se rapprochant dans notre direction.
— Le rampant était seul, le méca est le seul à nous suivre.
— Kévin, tu as prit trop de risques !
— Pour notre sécurité à tous, nous n'allons pas courir éternellement dans la forêt.
— Je passe devant, quelque part se trouve la maison abandonnée dans laquelle nous t'avons secouru, indique Ben.
Le méca se rapproche, il nous lance des faisceaux paralysant que l'on esquive avec rapidité.
— Il nous veut vivant.
Soudain, une rocket se propulse de son bras et s'écrase prêt de nous, Ben est propulsé au sol.
— Ben !
— Ça va, je n'ai rien, me rassure-t-il.
Ben se relève rapidement et nous donnons notre maximum pour aller de plus en plus vite, le méca nous tire des rafales de balles, les arbres nous protègent le plus possible.
— Il nous veut vivant dis-tu ?
— Oui, je le pensais.
Nous semons le méca tout doucement, les arbres et les branches sont des obstacles pour lui. Pendant plusieurs minutes, nous avançons dans la forêt quand soudainement, nous apercevons une maison légèrement en ruine, nous nous précipitons à l'intérieur, Ben barricade la porte avec des étagères puis nous nous allongeons au sol, le méca se rapproche de plus en plus, ses pas lourds et son humm s'intensifie, il passe devant la maison sans s'arrêter, il continue son chemin dans la même direction.
— On est sauver.
— Mais tu te rends compte de ce que tu viens de faire, il t'aurait emmener aussi ! Dit Ben dans l'incompréhension.
— Je ne pouvais pas la laisser repartir, je ne pouvais pas.
— Merci Kévin, répond Sophia les larmes aux yeux.
— Tu reviens avec nous, il ne devrait plus y avoir de problème avec tes racines désormais, le rampants était le seul responsable, avant, je vais vous montrer un endroit particulier, suivez moi, explique Ben.
Nous nous relevons et suivons Ben dans la maison jusqu'à une pièce semblable à une salle à manger, les murs sont couverts de moisissures mais le plus important est ce qu'il y a au milieu de la pièce, un cadavre de rampant, je regarde Ben intrigué.
— C'est...notre rampant ?
— Oui, c'est ici que vous veniez tous les soirs pour dormir.
— Merci Ben, merci à vous tous, répond Sophia encore sous le choc.
— Tout est fini Sophia, c'est fini.
Sophia se rapproche de moi et m'embrasse une nouvelle fois sur la bouche.
— Sophia !?
— Je suis désolée mais celui-là est bien réel, dans la forêt, j'ai vécu cette scène, je suis revenue à moi perdue dans cette forêt, tu es ensuite venu pour le tuer, merci.
— Écoute Sophia, je ne dirai rien à personne pour ce nouveau baiser, tu fais partie de notre groupe, il était impossible pour moi de ne rien faire, écoutez, si on rapportait ce rampant à la base ?
— Quoi ? Pourquoi ? Ne comprend pas Sophia.
— Pour Anne qu'elle puisse le disséquer, Tom en voulait un vivant mais comme lui est là, pourquoi pas.
— On peut toujours, le méca ne revient pas, je pense que nous pouvons repartir, Kévin avec moi pour le transporter, Sophia peux-tu déplacer les étagères de la portes s'il-te-plaît.
Sophia dégage le passage, quant à Ben et moi, nous portons le rampant, la texture est vraiment immonde comme gluante, avant de sortir, nous observons la forêt, aucun ennemi n'est présent.

 

Nous effectuons alors le chemin inverse mais cette fois-ci sans courir, je transporte le corps du rampant, Ben lui tient les six pattes, Sophia nous suit. Sur le chemin, nous ne rencontrons aucun problème, tout est calme, nous passons près du rampant que j'ai assassiné plus tôt.
— Bien joué quand même Kévin, me sourit Ben.
— Merci, un en moins sur notre planète.
Après une heure de marche au total environ depuis la maison abandonnée, nous revenons au lycée, les personnes à l'extérieur puis dans les couloirs nous regardent avec étonnement et stupéfaction quand nous avançons avec le rampant, on se dirige vers le laboratoire, à l'intérieur se trouve toujours Anne, Tom et Ophélie.
— Kévin ? Que s'est-il passé ? Déclare Ophélie inquiète.
— Ben ! Prononce Tom avec joie.
— Nous vous rapportons le rampant à disséquer.
Nous posons le rampant au beau milieu du laboratoire, personne ne comprend, nous expliquons alors la situation dans la forêt, je sors et tend l'arme à Anne.
— C'est à vous.
— Tu as prit énormément de risques dans cette forêt pour une personne, me dit Tom.
— Sophia car je ne pouvais pas ne rien faire mais pour nous tous, comme vous le savez, il aurait eu des informations importantes dans sa mémoire, désormais nous savons que tout était de la faute du rampant.
— Il a réussi à communiquer à travers Sophia, qui nous dit qu'un autre ne pourra pas également ? Demande Tom.
— Ce rampant vous a observer pendant notre sauvetage, étant seul, il n'a rien fait, il est resté en contact avec les racines de Sophia à distance qu'il trouvait être un esprit faible, ce qui expliquerait son comportement, il y a quelque chose que je ne comprends pas, pourquoi ai-je était contrôlé lors de notre baiser et le fait que je vive tes émotions et les douleurs aussi.
— Le rampant vous a lié, ce qui explique votre baiser, la scène que tu as reçu la nuit, les émotions et les douleurs, vos racines ne prendrons plus le contrôle normalement, explique Ben.
— Tout devient compréhensible, sommes nous toujours lier ?
— Nous le découvrions quand quelque chose se passera mais sache Kévin que je ressens réellement quelque chose pour toi, prononce timidement Sophia.
— Sophia, tu sais que c'est impossible entre nous, je suis avec Ophélie ici présente, je suis désolé mais tu comptes beaucoup pour moi en tant qu'amie.
— Je comprends, dit-elle triste.
— Ben, Kévin, merci, est-ce que vous pouvez placer ce rampant sur cette table d'opération ? Nous demande Anne.
Nous plaçons donc le rampant sur la table.
— Le problème étant résolu pour le moment, Sophia, nous te laissons libre dans le Lycée, Kévin tu as prouvé ton courage avec cet acte, c'est avec plaisir que je te confirme l'intégration dans mon groupe, informe Tom.

 

Chacun repart au quatre coins du Lycée à ses occupations, Anne reste dans le laboratoire seul pour en apprendre plus sur le rampant, quant à moi, Ophélie m'accompagne jusqu'aux toilettes pour me débarbouiller le visage.
— Je suis désolée pour mon comportement vis à vis de toi et Sophia.
— C'est compréhensible, je ne t'en veux pas, c'est une réaction humaine.
— Bravo pour l'extermination, me sourit-elle
— Merci, même une simple vie est importante dans ce monde apocalyptique, il faut être souder.
— J'espère qu'il n'y a rien eu entre toi et Sophia dans la forêt.
— Non, elle était simplement sous le choc...

Nous repartons dans les couloirs du lycée ensemble, Sophia m'aime, elle sait désormais que c'est impossible entre nous, je suis triste pour elle mais elle sait que je serai toujours là pour elle en cas de besoin, elle risque donc de tenir de plus en plus à moi, est-ce une bonne chose finalement ? J'ai confiance en elle et Ben, j'espère qu'ils ne diront rien à Ophélie pour le nouveau baiser...


BenMason  (12.10.2018 à 01:51)
Message édité : 20.11.2018 à 23:39

Chapitre 3 : Ma première mission

_________________________________________

Cela fait maintenant deux jours que nous sommes de retour de cette forêt avec Ben et Sophia, la situation entre Ophélie et moi est désormais rétablie, concernant Sophia, je ressens toujours ses émotions, sa tristesse pour son petit frère Enzo... Ses racines ne prennent plus le contrôle de son corps, c'est une bonne chose, concernant l'entraînement avec les armes, la persévérance c'est efficace ! Quant à Anne, elle refuse que l'on rentre dans le laboratoire, elle ne veut rien nous dire pour le moment, a-t-elle découvert quelques chose d'inquiétant ?

 

Nous sommes au petit matin, je suis sur le matelas, Ophélie se trouve à côté de moi toujours endormie quand une personne frappe soudainement à la porte.
— Oui ?
La porte s'ouvre et Tom apparaît, cela réveille Ophélie.
— Bonjour, désolé de te réveiller Ophélie, nous avons besoin de vous deux rapidement en salle de réunion.
— Bonjour Tom, ce n'est rien, dit-elle d'une petite voix endormie.
— Bonjour Tom, nous arrivons très vite.
Tom ferme la porte et repart, Ophélie se retourne et nous nous disons bonjour par un baiser, je me lève rapidement pour m'habiller, t-shirt noir et jean noir, quelques taches de saches de sang s'imprègnent encore dessus.
— Tu as bien dormi ? Je ne voulais pas te réveiller mais Tom l'a fait.
— Pas de problème, très bien merci et toi ?
— Je ne sais pas si ce sont les racines mais je dors vraiment peu, je suis en pleine forme.
— Tu m'excuseras mais je dois aller aux toilettes, tu peux aller à la réunion, je vous rejoins juste après, me dit-elle les cheveux en pétard et le visage encore endormi.
— D'accord, je vais les prévenir.

 

Dans le couloir, nous partons dans une direction opposée, je me dirige vers la salle de réunion, je frappe.
— Oui ? Me répond Tom.
Lorsque je rentre, Tom, Le capitaine Weaver, Hal, Ben et Maggie se trouvent autour de la grande table située au milieu de la pièce, une grande carte est déroulée.
— Bonjour à vous tous !
Ils me disent tous bonjour avec le sourire, sauf le capitaine Weaver qui est toujours aussi froid avec les gens.
— Où est Ophélie ? Me demande Tom.
— Elle arrive très bientôt, elle fait une halte dans les toilettes.
— Très bien, nous allons t'expliquer la mission, regarde attentivement la carte.
Je me rapproche de la table, observe la carte, c'est une représentation des lieux importants répertoriés, le Lycée, des magasins, des pharmacies, l'hôpital, la forêt avec la maison abandonnée y est même inscrite.
— Notre mission imminente se...
Soudain la porte d'entrée s'ouvre rapidement, Ophélie est de retour resplendissante.
— Bonjour et excusez moi de mon retard, prononce-t-elle rapidement.
— Ce n'est pas grave, rassure Tom. J'étais sur le point d'expliquer la mission à Kévin donc, notre mission imminente se trouve dans cette pharmacie, nous connaissons l'endroit puisque nous avons effectué une mission il y a environ trois semaines de cela, elle se trouve à environ quinze kilomètres d'ici et nous espérons qu'il y est encore énormément de médicaments, nous ne sommes pas les seul résistants, nous vous fournirons à tous un sac à dos pour les médicaments, une AK-47, ainsi que des munitions, des questions ?
— Le départ est prévu pour qu'elle heure ? Demande Maggie.
— Dans une heure précisément, Kévin, voici un couteau et un révolver que tu dois garder constamment et précieusement sur toi.
Tom me tend un couteau de combat dans son étui que j'accroche sur ma ceinture à gauche ainsi que le revolver que je place à l'arrière de mon jean sous mon t-shirt.
— Merci Tom ! Quels médicaments doit ont prendre en priorité ?
— Tout ce que l'on peut, Anne a besoin de tout, remplissez au maximum les sacs, pour information, la dernière fois un rampant à priori seul était dans les environs à l'extérieur de la pharmacie, nous nous sommes enfuis à temps avec le pickup, restez bien sur vos gardes, avant de partir, je vous donne rendez-vous à la salle d'armes juste, vous pouvez à présent disposez, informe Tom.

 

Tom et le capitaine restent dans la salle, nous sortons, Ben, Hal et Maggie partent chacun de leur côté, Ophélie et moi repartons vers notre chambre.
— Avant, je vais discuter un petit peu avec Sophia, en apprendre un petit peu plus sur son petit frère, on ne sait jamais.
— D'accord, je t'attends dans la chambre.
On se sourit, Ophélie entre dans la 102, quant à moi, je frappe et entre dans la 104 située quelques mètres plus loin, les autres implantés rigolent entre eux, Sophia, triste et seule est assise sur son lit, je m'approche, m'accroupis devant elle.
— Eh Sophia, ça ne va pas ?
— Non, nuit et jour je pense à mon petit frère, à cette vie de merde.
— Je sais, je ressens toujours ta tristesse, je ne dirai rien à personne, est-ce que tu veux en parler mais pas ici, quelque part tranquillement, je connais un endroit dehors paisible.
Je me relève et tend ma main gauche devant Sophia, elle accepte et se lève, elle me suis ensuite jusqu'à l'extérieur arrière du Lycée, nous nous asseyons sur un banc sous les arbres.
— C'est calme n'est-ce pas ?
— Oui, c'est paisible, on s'y sens bien.
— Écoute, je pars dans un peu moins d'une heure pour ma première mission, j'ai réfléchis et si je peux faire quoi que ce soit pour identifier Enzo, je le ferai, nous pouvons apercevoir des implantés, on ne sait pas, quel âge a-t-il, les habits qu'il portait peut être ?
Ses yeux pétillent de bonheurs.
— Tu es beaucoup trop gentil, merci, si seulement il était quelque part, il a huit ans comme Matt, la même taille, corpulence, il est brun cheveux mi-longs, les yeux marrons, il portait un pull à capuche bleu avec mickey Mouse comme dessin et un jean bleu, détaille-t-elle puis elle fond en larmes dans mes bras.
— Merci pour ces détails, son pull est le plus reconnaissable, j'observerai attentivement les enfants, il est forcément quelque part en ce moment mais il faut savoir que si je l'aperçois, je ne pourrai très certainement rien faire sur le moment.
— Trouve le si possible, le fait de savoir qu'il est vivant me remontera le moral.
— Un jour, vous serez ici dans ce Lycée, tous les deux à rire, à jouer ensemble comme avant.
— J'espère que tu as raison, me répond-t-elle en se redressant.
Je dois désormais remonter voir Ophélie avant qu'elle ne s'imagine des choses.
— Cours, je ne te retiens pas, je reste un petit peu ici au calme, merci, me sourit-elle.
— Voilà, ce sourire est beaucoup plus jolie, tu vois.
— Ne me laisse pas à ton tour, reviens vivant de cette première mission, bon courage.
Sophia me dévore des yeux, je repars vers l'entrée du Lycée pour remonter voir Ophélie, je joue très certainement avec le feu lorsque je discute ou que je suis seul avec Sophia, ce n'est sans doute pas la bonne chose à faire...

 

J'ouvre lentement la porte de notre chambre, Ophélie en colère, les bras croisés, sourcils froncés tourne son regard vers moi.
— Ah bah quand même, c'est ça que tu dis un peu ? Trente minutes !
— Ne commence pas, elle est seul, elle n'a personne, si j'aperçois son petit frère, elle ne le sera plus, il faut la comprendre !
— Tu es au courant qu'elle t'aime, il y a de quoi être jalouse non ?
— Oui je le sais, je ne vais pas l'ignorer quand même !
— Non mais ne reste pas aussi longtemps avec elle !
— Ah oui d'accord, bonjour Sophia, ça ne va pas ? Non, Ok à plus.
— Ce n'est pas ce que je dis, laisse tomber.
— Non je ne laisse pas tomber, elle a besoin de moi !
— J'ai besoin de toi aussi pour information !
— Mais je suis avec toi la plupart du temps, je suis en couple avec toi, il faut te le dire en combien de langues ? Tu me fait une crise pour trente minutes !
Tom passe à ce moment là devant notre chambre.
— Est-ce que ça va vous deux ? Demande-t-il
— Oh si très bien Tom, à merveille ! Répond Ophélie les bras croisés.
— Bon..., je vous attends dans la salle d'armes, répond-t-il
Il continue son chemin dans le couloir.
— Tu ne vas pas encore faire la gueule juste pour avoir discuter cette fois-ci !
— Tu m'énerves ! Dit-elle à haute voix en se précipitant dans le couloir, me percutant l'épaule droite et de partir vers la salle d'armes rapidement.
— Mais attend !
Je referme violemment la porte et me dirige vers la salle d'armes énervé. C'est incompréhensible, je suis d'accord pour qu'il y est de la jalousie mais Sophia est juste une amie bon sang !

 

Je suis le dernier à me présenter à l'armurerie, Ophélie me lance un regard froid, le hoche la tête de droite à gauche sous le regarde de Tom, Hal, Ben et Maggie.
— Est-ce que ça va vous deux ? S'interroge Maggie.
— Je t'expliquerai plus tard, répond Ophélie.
Tom s'approche de moi, matériel en main.
— Kévin, voici ton sac à dos et ton arme d'assaut.
Je place le fusil avec la lanière sur mon épaule gauche, et la glisse jusque mon dos pour qu'elle soit plus accessible rapidement en la glissant sous mon bras droit lors d'une attaque, le sac à dos sur mes épaules.
— Tout le monde est prêt ? Nous pouvons donc y aller avant l'heure.

 

Nous sortons, nous dirigeons vers le pickup noir, deux places devant et trois à l'arrière, Tom conduit, Hal est passager, Maggie et Ophélie s'installent à l'arrière quant à Ben et moi, nous nous installons sur le ''coffre'' à l'air libre, le froid ne nous atteint pas grâce aux racines, Tom démarre le pickup, je regarde le Lycée, dans un coin de l'établissement, j'aperçois une silhouette fine, long cheveux brun, me disant au revoir de la main, Sophia ? Je lui rends ce signal en ajoutant un signe de la tête de haut en bas pour la recherche de son petit frère, je retourne ma tête vers le devant du pickup, une petite vitre pour les passagers arrières est placée de manière à regarder le coffre, j'aperçois Ophélie avec le regard de travers. Le véhicule est désormais en route pour la pharmacie.
Durant le voyage, je décris la situation à Ben.
— Ah les femmes, soupire Ben.
— Oh oui tu peux le dire, tu n'as jamais eu de petite amie ?
— Non, je suis timide de nature et maintenant avec les racines, c'est impossible.
— Regarde moi avec Sophia, elle m'aime, vous vous entendez bien avec les filles de ton groupe ?
— Oui mais amicalement.
— Tu trouveras un jour.
On se sourit et j'observe les alentours, la vitesse du vent ne nous fait strictement rien, nous roulons sur la route abîmée, la forêt recouvre la droite et la gauche, aucun ennemi à l'horizon.
— Nous ne croisons pas énormément d'ennemis sur la route, c'est bon signe.
— Dans les forêts, c'est assez rare, ils se concentrent dans les villes ou les zones industrielles pour de la ferraille.
— Ah oui je comprends, il faut que j'observe chaque implanté minutieusement.
— Pourquoi ?
— Ah oui je ne te l'ai pas dit, je suis à la recherche du petit frère de Sophia.
— Tu joues vraiment avec le feu entre toi et Ophélie !
— Je sais et je ne devrai pas mais c'est plus fort que moi, je dois l'aider.
— Tu fais ce qui semble être le mieux, regarde nous apercevons la ville de l'arrivée.
L'entrée de la ville est complètement détruite, des maisons ratissées, des carrosseries de voitures, un vrai désastre... Nous arrêtons le véhicule à l'entrée de la ville pour continuer à pieds, nous sortons tous.
— A partir de maintenant, nous marchons environ cinq cents mètres la discrétion, parler à voix basse et ne tirer qu'en extrême urgence, nous informe Tom.
Le stress de la première mission monte en moi :
— C'est vraiment stressant pour une première fois.
— La première oui, après non, tu verras, me rassure Ben.
— Ophélie, est-ce que ça va ?
Elle ne me regarde pas une seconde et continue son chemin, Maggie arrive à mon niveau :
— Elle m'a tout expliquer, il lui faut une nouvelle fois un peu de temps pour que ça se tasse, me sourit-elle.
— Je veux bien mais ça recommencera encore et encore lorsque je serai avec Sophia, on ne va quand même pas se voir en cachette, c'est encore pire.
— Laisse lui juste du temps, c'est tout ce que je peux te dire, courage, me répond-t-elle en posant sa main droite sur mon épaule.
J'observe la ville, des cadavres sont au sol, la ville est sans vie, tout est calme, nous arrivons enfin devant cette pharmacie, l'enseigne est coupée en deux, les vitres sont explosées, quelques murs sont détruits.
— Surtout prenez tout ce que vous voyez, ajoute Tom.
Nous pénétrons à l'intérieur, marchons sur le verre crépitant, les étagères sont renversées au sol, des boites de médicaments traînent un peu partout au sol, j'ouvre mon sac à dos et je récupère tout ce que je trouve.
— Il n'y a plus grand chose, suivez moi jusqu'à l'étage, demande Tom.
L'étage est également en piteux état, un énorme trou s'est formé au plafond laissant passé les rayons du soleil, quelques endroits du mur sont également détruits, les étagères sont également renversées mais il y a beaucoup plus de médicaments que nous prenons.
— Chut, chut ! Chuchote Ben.
— Qu'est-ce qu'il se passe Ben ?
— Écoute Kévin, un méca arrive.
J'écoute attentivement et les pas lourds d'un méca se rapprochent vers la ville
— Un méca arrive vers nous, il faut se dépêcher à récupérer le maximum !
Nous ramassons le plus de choses possible, les pas du méca se font désormais entendre à l'entrée de la ville, son cri également.
— A couvert ! Dit Tom avec précipitation.
Je me positionne le long d'un mur, proche d'un trou dans l'un des murs pour observer attentivement l'extérieur, je vois parfaitement le méca, j'informe le groupe :
— Le méca escorte un rampant avec six implantés ! Ils fouillent les bâtiments, ils vont forcément venir ici !
J'observe attentivement les implantés, toujours deux filles pour quatre garçons, voici à quoi je servais pendant ma captivité, fouiller des habitations, des lieux pour de la simple ferraille... A première vu Enzo n'est pas là, Hal se précipite à mon niveau pour observer la scène, son regard tombe laissant apparaître un visage triste.
— Hal ? Est-ce que ça va ?
— Oui, ce n'est rien.
Connaît-il une personne parmi les implantés ?
— Ils se rapprochent de la pharmacie, nous devons faire quelque chose.
— Le toit, il y a un rebord tout autour, il est sans doute également détruit par endroit mais nous ne serons pas détectable, Ben en premier, tu t'agrippes au trou du plafond jusqu'au toit par la force des racines, à ce moment, Kévin, tu nous porteras pour que Ben nous attrape, détaille Tom.
Ben s'exécute, il monte sur une étagère renversée sous le trou, il saute avec force causant du bruit, j'observe l'extérieur, le rampant a entendu, il tourne sa tête vers notre direction, il met un terme à son occupation et se dirige avec le méca ainsi que les implantés vers nous.
— Il faut faire vite, ils arrivent !
Je me précipite vers Hal pour le porter, Ben l'attrape, c'est au tour de Maggie, de Tom ensuite, il reste Ophélie qui me regarde.
— Je t'en prie, met ta colère de côté, ils sont à quelques mètres !
Ophélie s'approche et se laisse faire, Ben l'attrape quand le verre crépite au rez-de-chaussée de la pharmacie, ils sont ici ! Je me dépêche de faire un saut et de tendre ma main dans celle de Ben sans toucher les étagères, je me retrouve sur le toit avec les autres, nous sommes allongés quand nous entendons des pas dans les escaliers de la pharmacie, il était moins une, personne ne fait de bruit, le toit est craquelé, les rebord sont par endroit détruits mais nous sommes à l'abri pour le moment, le méca rode autour de la pharmacie avec son fameux ''hummm'', à l'intérieur, juste en dessous de nous, nous entendons les pas des implantés et les cris aigus du rampant, sur le toit se trouve Ophélie en face de moi, le regard rempli de peur, nous nous fixons. Le rampant marche sur les étagères au sol, nous les entendons se fracasser le long d'un mur créant un éboulement de briques que nous ressentons. Nous entendons à nouveau les pas dans les escaliers, ils repartent, le méca continue sa route dans les habitations derrière nous, nous restons environ dix minutes dans cette posture.
— Ils sont beaucoup plus loin, nous pouvons partir désormais, dit Tom.
Nous descendons par l'énorme trou du plafond, les étagères n'étant plus au même endroit, nous ne faisons aucun bruit, avec la force de projection du rampant, un trou s'est agrandi dans l'un des quatre murs. Nous empruntons le chemin de la sortie doucement en évitant le plus de bruit possible, nous ramassons d'avantage de médicaments qui traînent sur notre passage, nous sommes près de la sortie.
— A partir de maintenant, prenez votre arme en main et ne tirez qu'en ultime recourt, restons en groupe, nous chuchote Tom.
Nous nous armons avec le fusil d'assaut, Tom sort lentement en premier, se cache le long de la pharmacie et surveille l'ennemi, Hal part en second, suivi de Maggie, Ophélie ensuite, Ben ainsi que moi.
Ils ne sont pas loin, à la moindre erreur, nous sommes découvert, suivez moi, dit Tom.
Tom prend la direction du pickup rapidement, le dos recroquevillé, nous faisons de même, nous nous éloignons de l'ennemi, le pickup se trouve à quelques mètres de nous.
— Aidez-moi, ils sont ici ! Crie une voix féminine affolée qui se dirige vers nous.
— Chut ! Ils vont nous entendre ! Réplique Tom.
— Courez ! Ajoute Ben qui regarde le méca derrière nous.
Nous courons vers le pick up, Ben et moi sautons à l'arrière quant à Tom, Maggie, Ophélie et Hal s'installent à l'intérieur, Tom démarre le pick up, le méca s'approche dangereusement, la fille s'approche à son tour vers nous, je lui tends ma main.
— Tu y es presque, tu...
Le méca lance une charge paralysante sur la fille qui s'écroule au sol à cinq mètres de nous, je crie :
— NON !
Je place mon pieds droit sur le rebords du véhicule pour sauter, c'est à ce moment que Ben retient mon bras droit et me tire vers lui.
— Il est trop tard, nous ne pouvons rien faire pour elle.
La pickup démarre au quart de tour pour nous enfuir, nous partons, le rampant est désormais au niveau de la fille qu'il prend dans ses bras, Le méca lui continue de nous poursuivre rapidement.
— C'est le moment, feu ! Indique Ben.
Ben et moi tirons nos balles sur le méca, je tire avec une immense colère ainsi que de la haine.
— ça ne lui fait rien du tout !
Le méca réplique avec une rocket que Tom esquive rapidement par un violent coup de volant vers la droite nous propulsant des débris de macadams à l'arrière, nous perdons l'équilibre, je retiens Ben par son t-shirt.
— Prenez çà les gars, nous dit Maggie en nous tendant deux grenades par la petite fenêtre à l'arrière du véhicule.
— Des fumigènes, nous aurons une chance de le semer, compte jusqu'à 5 après mon lancé, m'indique Ben.
Ben lance sa grenade créant une immense fumée blanche entre nous et le méca, c'est mon tour, une épaisse recouvre désormais la route et ses environs, nous entendons le cri du méca mais il n'avance plus, ses pas ne se font plus entendre, il est sans doute perdu dans la fumée épaisse, Tom accélère une fois de plus rapidement en direction du Lycée, à l'arrière, nous nous asseyons sur les rebords du pickup, mon regard se tourne de là où nous venons.
— Elle va subir une implantation, pas vrai ?
— Je suis désolé mais on ne pouvait rien faire pour elle, tu serais descendu, tu serais à cet instant inconscient avec elle, c'est ce que tu veux ?
— Non bien sûr que non, c'est triste pour elle, elle a sans doute survécu seule pendant tout ce temps, elle a eu de l'espoir en nous apercevant et voilà son avenir, chaque vie est précieuse...
— Sur ce point, je suis d'accord mais nous n'y pouvons rien.

 

J'aperçois la structure du Lycée, Tom arrête le véhicule devant puis nous descendons tous sac à dos en main, Anne nous attend devant l'entrée, Sophia est également là, elle me fixe, je hoche ma tête de droite à gauche, son retard tombe, je me rapproche d'eux, Sophia se place à ma droite.
— Au fond de moi, je savais que tu ne le trouverais pas dès la première mission, me chuchote-t-elle dans l'oreille.
— Je ne vous dérange pas ? Rétorque Ophélie.
— Ne recommence pas, je pensais que tu avais perdue ta langue, pas un seul mot durant la mission.
— Et alors ? Je parle à qui je veux! Crie-t-elle avant de partir vers l'intérieur du Lycée avec son sac.
— Mais quoi encore !?
— Kévin, Ben, je suis ici car il faut que je vous explique quelque chose à propos du rampant, vous pouvez me rejoindre au laboratoire ? Nous demande Anne embarrassée.
— Qu'est-ce qu'il se passe ?
— Vous comprendrez, merci à tous pour les médicaments.
Avec Ben, nous prenons les sacs de Tom, Maggie et Hal puis nous suivons Anne jusqu'au Laboratoire, nous entrons, Anne referme la porte, nous déposons les sacs sur une table, Anne s'approche d'une table d'opération où se trouve le corps du rampant recouvert d'un drap blanc.
— Vous devez être au courant de la situation, Kévin, je ne veux pas que Sophia ou ton groupe soient informés, Ben également.
Avec Ben nous nous regardons inquiets, je tourne alors mon regard vers Anne.
— Que ce passe-t-il ? Est-ce si grave ?
Anne retire violemment le drap laissant apparaître le rampant, le dos coupé, c'est dégoutant, Nous nous rapprochons du corps pour regarder de plus près l'ouverture, soudainement, mon regard se lève en direction de Ben, nous sommes sous le choc.
— Ce n'est pas possible, c'est... un harnais ? Ce n'est pas vrai !
— Je suis sincèrement désolée.
— On... finira donc tous dans cet état ? Demande Ben choqué.
— Je ne sais pas, peut-être que pour vous le processus est arrêté sans le harnais, prévenez-moi si vous constatez un quelconque changement physique ou intérieur.
— Il ne faut vraiment pas que je parle de ça à Sophia, d'une part pour elle mais pour son petit frère, elle retrouve un peu l'espoir mais avec cette nouvelle...
— C'est pour cela que je compte sur vous deux, il fallait que je vous informe, Ben, Je vais prévenir également Tom, bon courage les garçons.

 

Ben et moi repartons vers le couloir abasourdis sans réellement savoir ce que l'avenir nous réserve avec cette atroce nouvelle, ai-je toujours ma place ici, au sein de la deuxième division ? Représentons-nous un danger ? Dans combien de temps la transformation a lieu ? Tant de questions sans réponses pour le moment, je crois aux paroles d'Anne, que le processus est arrêté, je l'espère en tout cas...


BenMason  (18.10.2018 à 13:08)

Chapitre 4 : L'escapade

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Avec Ben, nous nous regardons dans le couloir.
— On va se battre jusqu'à la fin de notre transformation si il le faut, on va se battre pour nous, Sophia ou même les personnes dans la même situation que nous, nous ne pouvons pas se laisser abattre, me dit Ben avec rage.
— Tu as sans doute raison, je suis désolé mais j'aimerai être seul un moment.
—D'accord je comprends, à plus tard.

 

Nous empruntons une direction opposée dans le couloir, je place mes mains dans mes poches de mon jean et je marche sans réellement savoir où. Ophélie me fait une nouvelle fois une crise, maintenant cette atroce nouvelle, je suis encore nouveau ici et il se passe déjà beaucoup de choses en peu de temps, mes pas me conduisent devant le tableau des disparus, une dame pleure, très probablement une maman, je m'arrête, observe les photos ils sont si nombreux, des esclaves actuellement si seulement nous pouvions tous les sauver, une photo attire mon attention, une fille d'environ dix-huit ans blonde avec une queue de cheval, je repense aux personnes de la pharmacie et c'est à ce moment que Hal a eu une réaction spéciale, je décide de décrocher la photo pour regarder à l'arrière "Karen, tu me manques, je t'aime..." Est-ce qu'il s'agit de la petite amie de Hal ? Et Maggie dans l'histoire !? Je décide de remettre la photo à sa place sur le tableau avant de sortir à l'extérieur pour me rendre sur le banc sous les arbres. Cet endroit est toujours intact et n'a toujours pas reçu une attaque ennemi c'est étrange , nous ne sommes pas non plus invisible et cette histoire de rampant et l'harnais, je place mes coudes sur mes genoux et cache mon visage avec mes mains, c'est un cauchemar, c'est pas possible !
—Eh, ça ne va pas ? Me demande une voix féminine.
Je retire mes mains de mon visage et tourne mon regard à gauche pour apercevoir Sophia, assise.
—Sophia ? Qu'est-ce que tu fais là ? Et oui je vais bien.
— Depuis que tu es sorti avec Ben du labo tu es bizarre, je t'ai suivi discrètement jusque ici, qu'est-ce que Anne vous a dit ? Me demande-t-elle inquiète.
— Ah je vois, une agent secrète qui infiltre le Lycée, humm.
— Arrête tes bêtises, rie-t-elle. Et toi monsieur le petit curieux qui regarde derrière les photos, hein ?
— C'est la photo d'une fille qui était présente lors de notre mission.
— Vous avez vu des ennemis, est-ce que ça va, tu n'as rien ? S'inquiète-t-elle.
— Oui tout va bien, je suis là entier, ils étaient à quelques centimètres de nous.
— Sur le moment le stress monte je pense, tu me donne espoir pour Enzo, il est là quelque part, il m'attend, j'ai confiance en toi, me sourit-elle.
Sur ses paroles, mon regard tombe au sol en repensant au laboratoire.
— Kévin !? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu me fais vraiment peur !
— Je sais et je suis sincèrement désolé Sophia, je voudrais te le dire mais je ne peux pas, Anne nous l'interdit, je n'aurais jamais du le savoir, ça aurait été mieux.
— Parle moi, je veux savoir, ça semble être grave, ça concerne qui ou quoi ? Tu m'en as déjà trop dit ! S'inquiète-t-elle de plus en plus.
— Je ne peux pas c'est une promesse...
— Très bien, on va aller voir Anne dans ce cas.
— Quoi ? Non elle...
Sophia se lève, m'attrape la main et partons en direction du laboratoire rapidement, les personnes de la deuxième division rient en nous regardant dans le couloir.
— Sophia arrête ça ne sert à rien, tu...
Sophia frappe à la porte, Anne ouvre ensuite.
—Que se passe-t-il Sophia ?
Nous entrons dans le laboratoire, refermons la porte, Tom est également présent.
— Anne, que lui avez-vous dit avec Ben pour qu'il soit dépité à ce point là ? Demande-t-elle sans aucune timidité.
— Je suis désolée Sophia mais je ne peux rien te dire pour ta sécurité, rassure Anne.
— Vous en avez déjà trop dit, il s'agit du rampant que nous vous avons ramener, ce machin sous ce drap dans le coin de la salle ?
Sophia s'approche du cadavre rampant, j'interviens :
— Ne regarde pas, écoute moi c'est pour ton bien, je t'en prie !
Elle ne m'écoute pas, elle tient un coin du drap avec sa main droite, je m'approche et retient son bras de justesse, elle se retourne.
— Qu'est-ce que tu fais ?
— Ne regarde pas, on voit l'intérieur de ce rampant, de A à Z. On va tout t'expliquer, vient t'assoir sur un lit.
Je prends sa main et nous nous dirigeons vers les lits, Anne me regarde avec étonnement et incompréhension, il faut que j'imagine quelque chose et vite !
— Bon écoute euh, c'est à propos des racines, nous risquons de les perdre du jour au lendemain, ils nous donnent des compétences extraordinaires et je ne veux pas, voilà pourquoi Anne voulais nous le dire.
— Tout ça pour ça ? Moi je dis oui tout de suite après ce que j'ai vécu avec eux, je veux qu'elle tombent, pourquoi ne pas vouloir le dire ? Je vais en parler aux autres ! Nous sourit-elle
— Non surtout pas, garde cette information pour toi s'il te plaît, réplique Anne.
— Très bien, tu vois Kévin, ce n'était pas si dramatique, on se voit plus tard, à bientôt ! Nous dit-elle en se levant et m'embrassant sur la joue avant de partir.
Je me relève pour partir, Anne m'interpelle.
— Merci, je n'ai pas compris sur le moment mais tu as bien fait.
— Des mensonges en entraînent d'autres, je déteste ça, un jour ça va très mal finir...
— Pour sa sécurité, tu as fait ce qu'il fallait, ajoute Tom.
— Je dois faire quelque chose pour Enzo avant qu'il ne soit trop tard, je dois le trouver, peut on prendre une moto pour de la reconnaissance ?
— Kévin, tu ne pourras pas sauver toutes les personnes malheureusement, partir seul avec une moto et surtout ne pas savoir où chercher n'est pas utile, je suis désolé, m'explique Tom.
— Ils sont tous dehors à attendre du secours, il faut faire quelque chose !
— Nous voudrions faire quelque chose également mais c'est impossible pour le moment, pour ce genre de mission tout doit être planifier, le carburant devient rare et nous ne pouvons pas le gaspiller comme bon nous semble, tu es gentil mais tu ne peux pas risquer ta vie pour autant comme cette fille pendant la mission, sans Ben, nous t'aurions très certainement perdu. m'informe Tom.
— Gentil mais têtu quand j'ai une idée en tête, à bientôt, j'ai besoin d'être seul.
— Si tu as besoin de quelque chose, je suis là, me rassure Anne.
Je me lève et repars dans le couloir, triste.

 

Il y a forcément un moyen, voler une moto peut être ? La deuxième division n'aura plus confiance en moi, l'emprunter à une personne mais qui ? Je décide de me rendre à l'extérieur où se trouvent les motos, plusieurs membres prennent soins des motos, j'y aperçois Hal.
— Hal, je suis désolé.
— Hein ?
— La photo sur la tableau, l'une des filles du groupe.
— Ah ça, tu es venu pour me dire ça ? Dit-il en serrant de plus en plus le chiffon dans sa main.
— Pas vraiment, j'ai simplement besoin d'une moto pour une patrouille, est-ce possible ?
— Pour ?
— Il faut que je trouve une trace du petit frère de Sophia, ton père ne veut pas.
— Je ne peux rien faire non plus, désolé.
— Je comprends, à plus tard.
Je me retourne en direction du Lycée quand Hal m'interpelle.
— Surtout n'en parle pas à Maggie.
— C'est promis.
Je marche en direction de l'entrée, dans le couloir, j'observe la pendule juste au dessus de la porte de sortie, il est bientôt l'heure de manger, je n'ai pas réellement faim mais je m'y rends tout de même.

 

Quelques personnes sont déjà dans la file d'attente, je prends mon plateau ainsi que des couverts et je me place derrière eux. Quelques minutes plus tard, on me sert du riz, je m'installe sur une table seul et isolé, je mange doucement et apprécie le repas en observant autour de moi quand Ophélie entre dans la salle et rejoint la file d'attente, elle remarque ma présence puis me dévisage, Tom, Ben, Anne et Sophia arrivent également mais mon regard reste sur Ophélie, son assiette de riz dans le plateau, elle déambule dans la cafétéria puis s'installe sur une table à quelques mètres de moi, un garçon rejoint sa table, ce genre de mec dont toutes les filles sont folles amoureuses de lui, beau gosse malgré l'apocalypse, Ophélie sait très bien que je suis ici mais rigole avec joie à ses paroles, à quoi elle joue !? Soudain cet individu place sa main droite sur celle d'Ophélie, qui a toujours ce sourire, c'est une blague, c'est une caméra cachée, il se passe quoi !!? Je regarde cette scène avec de la colère dans mon regard, serrant de plus en plus la fourchette dans ma main avant de me lever brusquement et de partir rapidement de cet endroit. Je me déplace dans le couloir encore plus dépité qu'avant, je dois prendre l'air loin d'ici.
— Attends-moi Kévin, prononce une voix derrière moi.
Je me retourne en apercevant Sophia.
— Ah Sophia, je pars d'ici, tu veux venir ?
—Je... suis désolé pour toi, écoute, je ressens également ta colère en toi à cause des racines, je te suis mais où ?
— À la recherche de ton petit frère pour l'instant.
— C'est du suicide tout seul.
—J'ai simplement envie de rendre heureux les gens qui m'entourent, suis moi à l'armurerie.
Elle me sourit puis nous partons à l'amurie, la porte n'est pas fermée, je ne comprends pas, ce sont des armes ! J'entre pour récupérer une paire de jumelle avec lanière que je place autour de mon cou, je vérifie mon arme, elle est chargée, mon couteau est toujours présent, je place également deux chargeurs dans ma poche, je prends ensuite la même arme que celle que je possède et la donne à Sophia, ainsi qu'une lampe torche.
— Place cette arme comme moi à l'arrière de ton jean.
— Tu es fou ? Je ne sais pas m'en servir !
— Il faut faire vite.
Nous sortons à l'extérieur, personne pour nous empêcher, l'obscurité commence à être réparti, personne à l'horizon, ils sont à la cafétéria, je me rapproche des motos mais bien évidemment les clefs ne sont pas ici.
— Et maintenant ? Demande Sophia inquiète.
— Que vais-je faire.
— Hein ? Dit-elle intriguée.
— Non rien c'est une chanson, cours et suis moi.
Nous courons vers la ville de ce lycée, tout est détruit, nous nous arrêtons derrière une voiture brûlée.
— Sophia, écoute moi attentivement, avec les racines, tu peux entendre des bruits lointains, concentre toi et tu verras.
Elle ferme les yeux quelques secondes et écoute les alentours.
— Je n'entends que des oiseaux et le bruissement du vent dans les branches d'arbres.
— Moi aussi, temps mieux car le lycée est proche.
— Kévin, il fait déjà nuit, on ne voit rien, tu veux tout de même continuer ? On ne sait pas ce que nous réserve la route.
— Oui, tu as sans doute raison mais pas question de revenir au Lycée, on... peut éventuellement rester dans l'une de ces maisons pour la nuit.
— Je te suis.
Nous nous baladons dans la ville, observant les maisons détruites, quelques habitations sont encore sur pieds, parfois le toit uniquement détruit.
— Nous y sommes mademoiselle, une ravissante maison avec une petit jardin sur le devant, toit ouvert, un étage, quelques travaux à prévoir notamment pour les murs qui sont à refaire.
— Quel est son prix ?
Nous nous regardons puis éclatons de rire avant de rentrer, l'intérieur est un vrai désastre, nous montons à l'étage à la recherche des chambres, je franchi une porte et atterri dans une salle de bain, la suivante me mène dans une chambre, le matelas est manquant ne laissant que le sommier, la deuxième division a très certainement fait toutes les maisons, je retourne dans le couloir rejoindre Sophia.
— Il n'y a plus de matelas sur lit, uniquement le sommier.
— Moi aussi, heureusement que ce n'est pas des lattes, tu veux quelle chambre ?
— Justement, je voulais te demander si je pouvais dormir avec toi, me demande-t-elle d'une petite voix.
Je la regarde et hésite, je réfléchi avant de lui répondre :
— Nous ne devrions pas mais qui me dit qu'Ophélie n'est pas en ce moment même dans les bras de ce conna...
— Calme toi, je comprends.
— Je te réponds oui, on ne fait rien de mal.
Nous nous dirigeons vers l'ancienne chambre parentale, nous prenons chacun notre côté sur le sommier puis, je retire les jumelles, nous retirons notre révolver, nos lampes ainsi que nos couteaux pour ensuite s'allonger dos à dos, je ferme les yeux pour m'endormir quand Sophia se retourne :
— Les autres vont être inquiets de ne pas nous voir.
Je me retourne, nos regards se regardent.
— Dans ta chambre oui de ne pas te voir, pour moi je ne sais pas, ils sont peut être déjà au courant de notre fugue, Ophélie s'imagine très certainement des choses si elle n'est pas occupée en ce moment...
— Je suis désolée, votre couple est difficile en ce moment.
— En quatre mois, elle a peut être fait des choses que je ne sais pas et ce jeune apparaît d'un claquement de doigts, notre couple fonce peut être dans un mur, tu as déjà eu un copain ?
— Non personne, avant l'invasion, il n'y avait que mes études d'importants pour au final que ce soit inutile.
— Ou pas, imagine nous tous, la fin de l'invasion, la vie reprend tranquillement comme avant, si nous ne...
— Si nous ne ? Continue.
— Non ce n'est rien, j'imagine.
— Ok...
Il faut que je contrôle mes mots, j'ai bien failli lui dire le secret d'Anne encore une fois...
— Il est temps de dormir, bonne nuit.
— Bonne nuit, dommage nous ne ressentons pas le froid, ça aurait été une bonne excuse pour me blottir contre toi.
— Rien ne te l'empêche.
— Merci, me sourit-elle.
J'allonge mon bras droit pour qu'elle positionne sa tête sur celui-ci ainsi que sur mon torse, mon menton se place sur sa tête et nous nous endormons.

 

Le lendemain matin

 

Le pluie nous réveille lorsqu'elle tombe sur nos visages.
— Bonjour Sophia, Bien dormi ?
— Bonjour, oui et toi ?
— Oui, nous devons nous remettre en route.
— Sous ce torrent ? Tu n'as toujours pas changer d'avis ?
— Théoriquement avec les racines, nous ne risquons rien, certes, nous serons tremper, toi, tu peux encore faire demi-tour.
— Non, je te suis, n'importe où tu iras.
Nous nous levons en nous souriant, nous nous équipons des pistolets, des couteaux ainsi que les lampes, je place ensuite les jumelles autour de mon cou. Avant de partir, nous faisons une halte dans les toilettes chacun notre tour puis nous sortons. La pluie est réellement présente, les nuages gris recouvrent le ciel, nous nous remettons en route, pendant une vingtaine de minutes, nous continuons notre marche, pluie toujours présente et puissante. Sur cette route, nous traversons uniquement de la forêt et des champs, le lycée est perdu au fin fond du monde, de la boue recouvre légèrement la route, nous apercevons ensuite un peu plus loin des hangars ainsi qu'une usine sur le côté droit de la route, je m'arrête brusquement.
— Stop, des mécas.
En y regardant plus attentivement, des mécas patrouilles autour de cet endroit, nous avançons prudemment puis nous nous arrêtons derrière les arbres, j'observe les lieux avec la paire de jumelle, la pluie m'empêche de voir nettement.
— Quatre rampants ainsi que les quatre mécas.
— 24 enfants si ils sont six comme nous, et maintenant ? Dit-elle.
— On va s'approcher au maximum en longeant le mur tout autour, suis-moi.
Je prends la main de Sophia et nous avançons recroqueviller sur nous même le long du petit mur, c'est un champ, nos pieds s'enfoncent énormément dans la terre mouillée mais nous arrivons finalement à l'extrémité du mur, je prends les jumelles et j'aperçois beaucoup mieux les enfants que je scrute un par un.
— Mais ils fonctionnent toujours les mécas sous la pluie, me demande Sophia.
— Je ne comprends pas non plus, Sophia, je suis désolé mais Enzo n'est pas là, il est quelque part...
— Je sais.
— Nous devons repartir d'ici, par le chemin inverse, attention, ça glisse de plus en plus.
Nous nous retournons doucement quand soudain, Sophia commence à perdre l'équilibre puis émet un cri avant de se retrouver assise dans la boue.
— Je suis désolée, on fait quoi maintenant ? Dit-elle inquiète.
Les mécas se rapprochent de notre emplacement, aucun échappatoire possible.
— Plonge !
— Quoi !?
— C'est notre seul moyen, recouvre toi de boue, ne laisse que ton nez à l'extérieur.
Sans perdre de temps, nous nous exécutons rapidement, je ferme les yeux et me recouvre le corps , c'est immonde, les mécas sont là, ils observent l'endroit, les rampants font de même, je les entends environ une minute avant qu'ils ne repartent à leur occupation. Désormais en sécurité, je me redresse et me débarbouille le visage avec la pluie, Sophia fait ensuite la même chose.
— Je suis désolée, c'est de ma faute, regarde nous, des petits cochons !
— C'est bon pour la peau, repartons sans faire le moindre bruit cette fois ci, allons-y à quatre patte, nous n'avons plus rien à perdre.
Une fois sur la route, nous reprenons le chemin inverse.
— C'est bien ce que je disais, des petits cochons... On va où ?
— Que penses-tu du Lycée ?
— Enfin, tu es revenu sur Terre !
On se sourit puis nous avançons vers le Lycée, la pluie s'arrête petit à petit, nous sommes toujours entièrement recouvert de boue.
Le lycée est proche, nous l'apercevons.
— Nous y voilà...
— Tu appréhendes ?
— Oui, il me faut des réponses.
Nous sommes à quelques pas de l'entrée du Lycée quand soudainement les deux gardes pointes leurs armes sur nous.
— Wow, wow, on se calme.
— Vous êtes qui ? On ne bouge pas, Steph va chercher Tom, demande l'un des deux gardes.
— Nous sommes du Lycée, nous voulons rentrer.
Je m'approche quand le garde pointe son arme sur mon torse.
— J'ai dit, on ne bouge pas ! S'énerve le garde.
— Ok, ok, Tom vous le confirmera.
L'autre garde, "Steph" arrive avec Tom.
— Baisse ton arme, ils sont avec nous, Kévin, Sophia, qu'est-ce qui se passe ? Où étiez-vous ?
— Bonjour Tom, merci et c'est trop long à expliquer.
Nous entrons finalement dans le lycée, je lance un regard de travers sur le garde, Sophia et moi prenons la direction des toilettes pour retirer cette boue, dans le couloir, les personnes rient en nous voyant dans cet état, nous n'y prêtons pas attention puis entrons dans les toilettes, je bloque la porte avec une chaise, je me retourne, Sophia retire son T-shirt, c'est une situation gênante.
— Je suis désolé Sophia... Je vais sortir...
— Non, tu peux rester.
— Je ne préfère pas, à tout à l'heure.
Je ressors dans le couloir, c'est la première fois que je vois des toilettes mixtes dans un lycée, qui en a eu l'idée ?

 

Les personnes défilent devant moi avec un sourire, j'aperçois au loin l'apparence d'Ophélie qui se dirige dans ma direction, elle jette un coup d'oeil sur moi, puis un second puis s'arrête devant moi intriguée.
— Kévin ? Tu étais où, c'est quoi ça ?
— Trop long à expliquer, ça va pas trop seul la nuit, c'était bien ?
— Qu'est-ce que tu me raconte ?
— Et le mec dans la cafétéria ? J'étais là je te signal.
— Ah oui lui, c'est rien.
Une engueulade éclate dans le couloir.
— C'est rien !? Tu te fiches de moi ? "Oh ce que tu racontes c'est beau, un petit sourire, hihi", c'est quoi la suite ?
— Mais rien !
La porte derrière moi s'ouvre, c'est Sophia, de nouveau propre et sans boue, ses vêtements mouillés sur elle, le visage d'Ophélie se met de plus en plus en colère.
— Ah ouais je vois le genre, tu peux dire de moi, toi ta petite escapade de nuit avec elle, c'était bien ? Sophia, tu es une vrai fouille-merde !
— Oh ! Tu la laisses en dehors de tout ça !
— Et tu la défends en plus !? Ne me parle plus, vous savez quoi, vous auriez du y rester avec votre copain rampant avec vos foutus harnais !
Ophélie part rapidement à l'extérieur du Lycée, mon regard se tourne vers Sophia.
— Suis-là, je pars dans ma salle si je trouve des affaires propres.
— D'accord, à plus tard.
Je me dépêche de rejoindre l'extérieur, la pluie éclate de nouveau et me retire la boue, Ophélie se trouve sur la route devant le Lycée, je m'approche d'elle.
— Tu vas où ?
— Je fugue, comme toi !
— Mais arrête.
— Toi arrête, c'est soit elle ou moi !
— On en a déjà parler ! Une semaine que je suis ici et tout éclate ! En quatre mois, je ne sais pas ce que tu as fait et ce mec hier soir, il s'est passé quoi !?
— Mais lui c'est rien !
— Il ne t'as jamais parler avant ?
— Non... Quelques fois, aucune importance, et toi avec Sophia, vous avez fait quoi ?
— Dormir ensemble mais juste dormir.
Ophélie se met à pleurer.
— Mais qu'est-ce qu'il y a !? Qu'est-ce que j'ai dit ?
Son regard se lève vers le miens.
— Je.. suis désolée, s'effondre-t-elle au sol.
— Quoi !!? Ce n'est pas ce que je pense ? Ce n'est pas possible, pourquoi !? Jamais avant ça je n'aurai imaginer quelque chose avec Sophia !
— Je n'ai pas pu résister, il a insister, je...
— Oui c'est bon épargne-moi les détails, on en est là alors, faire tout ça pour moi et au final gâcher nos retrouvailles, on était si bien ensemble avant l'invasion !!
— Pardonne-moi !
— Je suis désolé, je ne peux pas, pas pour le moment, j'ai une rage profonde en moi, j'ai besoin d'être seul.
— Je ne voulais pas au fond de moi, c'est cette histoire entre toi et Sophia !
— Mais tu l'as fait et il n'y a rien eu entre Sophia et moi, tu le sais déjà ! Comment il peut y avoir de la confiance entre nous après ça ? Je ne comprends pas !
— Oh morveux, laisse la tranquille, elle est à moi maintenant, prononce une voix masculine vers l'entrée du Lycée.
— Maxime ? Répond Ophélie.
Je me retourne et vois le même garçon qui était avec Ophélie la veille.
— Toi, espèce de fumier !
— J'ai la solution petit alien, adieu !
Il sort soudainement un révolver de sa poche, le braque sur moi puis tire au niveau de mon ventre, mes mains se dirigent vers l'impact et sont ensuite recouvertes de mon sang, je manque d'air, je me tourne vers Ophélie pour lui lancer un dernier regard avant de tomber au sol...


BenMason  (21.11.2018 à 22:40)

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